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Illustration - Activités socio-économiques paralysées par une grève générale

Sécurité - 24 janvier 2026

Activités socio-économiques paralysées par une grève générale

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

Butembo, le 13 janvier 2026 - Les activités socio-économiques ont été largement paralysées à Butembo, au Nord-Kivu, suite à une grève générale appelée par une coalition de mouvements citoyens et de groupes de pression pour dénoncer l'insécurité persistante dans la ville.

Dès le matin, des tensions ont été signalées dans les quartiers nord, notamment à Furu, où des pneus ont été brûlés et des barricades érigées, perturbant la circulation. Le long du Boulevard Président de la République, la plupart des magasins sont restés fermés, et les banques ont suspendu leurs opérations, ne servant qu'un nombre limité de clients.

Les écoles et universités étaient également fermées, sans élèves présents. De nombreux parents ont gardé leurs enfants à la maison par crainte d'émeutes. Seuls quelques élèves qui se sont rendus à l'école ont été renvoyés chez eux par la suite.

Dans certains quartiers périphériques, notamment Rughenda, Mutiri, Vuhira et Katwa, les activités se sont poursuivies à un rythme réduit, malgré l'appel à la grève.

Les organisateurs ont déclaré que la manifestation vise à exiger le départ du maire de Butembo, la réintégration du commissaire de police, le déplacement des positions des Wazalendo dans et autour de la ville, et l'ouverture d'enquêtes indépendantes pour garantir justice aux victimes de l'insécurité.

Ils ont cité des assassinats en cours, des vols à main armée, des cambriolages et des violations des droits de l'homme, accusant les autorités locales d'inefficacité. Les manifestants ont également appelé à des mesures plus strictes pour éliminer les individus armés et non formés de la ville.

La grève intervient dans un contexte de détérioration de la situation sécuritaire. Ces derniers jours, deux civils et un policier ont été tués dans des incidents séparés. Bien que les autorités aient annoncé une interdiction des Wazalendo armés dans la ville, les critiques affirment que la mesure a eu peu d'impact, ces groupes restant présents et se considérant comme des alliés de l'armée.

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