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Sécurité - 10 avril 2026

Une nouvelle alliance politique lancée à Khartoum pour prôner un régime civil

Par Amina Kabasele3 min de lectureEnglish

Khartoum, 18 février 2026 ; Une nouvelle coalition politique a été formée à Khartoum, marquant la première initiative de ce type dans la capitale depuis le déclenchement de la guerre en avril 2023. L'alliance, baptisée Forces révolutionnaires pour les questions nationales, rassemble plusieurs groupes et mouvements politiques, notamment des factions de partis établis et des organisations de jeunesse. Son programme fondateur appelle à la réconciliation nationale, à la mise en place d'un gouvernement dirigé par des civils et au désarmement de toutes les milices. Parmi ses principaux objectifs figurent le retrait des militaires de la vie politique et la restauration d'un système constitutionnel, ainsi que la création d'un conseil législatif pour guider la transition. Un haut responsable de la coalition a déclaré que l'initiative vise à présenter une vision inclusive qui répond aux besoins de tous les segments de la société soudanaise. L’alliance plaide également pour la tenue d’une conférence constitutionnelle nationale pour superviser le processus de transition et sauvegarder la souveraineté contre les ingérences extérieures. La coalition a exprimé sa ferme opposition aux groupes armés, notamment aux Forces de soutien rapide (RSF) et à d’autres milices opérant aux côtés des forces gouvernementales. Il appelait à leur dissolution et à leur désarmement, soulignant la nécessité d'une armée nationale unifiée ayant un contrôle exclusif sur l'usage de la force. Le groupe a également souligné l'importance de la justice et de la responsabilité, en proposant des mécanismes de justice transitionnelle qui incluent l'indemnisation des victimes, les réparations et les réformes institutionnelles pour remédier aux violations passées. Certains partis politiques impliqués dans le processus de rédaction n’ont pas encore officiellement approuvé l’alliance, dans l’attente de consultations internes. Structurellement, la coalition fonctionnera à travers un organe dirigeant, un secrétariat général et un conseil suprême de coordination, qui devrait comprendre des représentants de la société civile, des groupes de jeunes et de femmes, des secteurs professionnels et des organisations religieuses. L’alliance a souligné que les acteurs régionaux et internationaux devraient jouer un rôle limité, se concentrant sur la facilitation du dialogue plutôt que sur l’orientation des résultats. Il a également confirmé son intention de s’engager dans le « Mécanisme Quintuple », un cadre diplomatique impliquant l’Union africaine, l’Autorité intergouvernementale pour le développement, les Nations Unies, la Ligue arabe et l’Union européenne, qui œuvre pour soutenir le dialogue politique et aider à résoudre la crise actuelle au Soudan.

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