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Illustration - Un groupe médical accuse RSF d’avoir pris d’assaut un hôpital au Darfour oriental

Sécurité - 10 avril 2026

Un groupe médical accuse RSF d’avoir pris d’assaut un hôpital au Darfour oriental

Par Sarah Ndaya3 min de lecture

Darfour oriental, le 2 avril 2026 - Une organisation médicale soudanaise a accusé les Forces de soutien rapide (RSF) d'avoir pris d'assaut un hôpital à Ed Daein et d'avoir agressé des travailleurs de la santé, dans un contexte d'insécurité croissante dans la région.

Dans un communiqué publié jeudi, le Réseau des médecins soudanais a déclaré qu'une unité de RSF avait effectué une descente à l'hôpital Al-Usra, dans le quartier d'Al-Nazir, où le personnel médical aurait été battu lors de l'incident.

Le groupe a déclaré que les attaquants avaient causé d'importants dégâts à l'établissement et détruit du matériel médical essentiel, perturbant gravement les services de santé dans la ville.

Ed Daein, qui est sous le contrôle de RSF, a connu une forte détérioration des conditions de sécurité, avec une multiplication des signalements de crimes violents, notamment des meurtres, des pillages et des enlèvements contre rançon.

Selon le communiqué, l'attaque s'est produite sans aucune réponse de la part des autorités locales, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité des civils et à la capacité des installations médicales à fonctionner dans les conditions actuelles.

Le Réseau des médecins soudanais a également affirmé que le groupe responsable du raid était protégé par les autorités administratives locales et a décrit l'incident comme une violation grave du droit international interdisant les attaques contre les infrastructures et le personnel de santé.

Ce rapport intervient dans le contexte d’une escalade plus large de la violence contre le personnel médical au Darfour. Lors d'un autre incident, le 30 mars, un médecin a été tué à Nyala suite à une agression perpétrée par des membres de RSF à son domicile.

L’organisation a averti que la poursuite des attaques contre les établissements de santé risque d’effondrer davantage les services médicaux déjà fragiles dans les zones touchées par le conflit.

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