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Illustration - Mali attribue des droits miniers à l'entreprise américaine Flagship, signalant un renouveau stratégique du secteur

Économie - 3 octobre 2025

Mali attribue des droits miniers à l'entreprise américaine Flagship, signalant un renouveau stratégique du secteur

Par Jean-Marc Okito2 min de lecture

Bamako, le 3 octobre 2025 - Le 8 octobre, le gouvernement malien a franchi une étape décisive pour revitaliser son secteur minier aurifère, signant un accord avec l'entreprise américaine Flagship pour reprendre la production à la mine d'or de Morila, l'un des actifs miniers les plus importants du pays. L'accord a été formalisé par la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources Minérales du Mali (SOREM), qui détient l'intégralité du capital de la mine située dans le sud du Mali.

Le ministre des Mines, Prof. Amadou Keita, a souligné l'importance de cet accord dans le cadre de l'opérationnalisation de SOREM, une entité publique créée sous la directive du président Assimi Goïta pour garantir que la richesse minérale du Mali contribue directement au développement national. "Les réformes entreprises visent à ramener le secteur minier sous le contrôle de l'État dans un cadre de partenariats gagnant-gagnant avec les investisseurs", a déclaré Keita, exhortant SOREM à exécuter son mandat avec diligence.

Le ministre de l'Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a fait écho à cet optimisme, notant que la mine de Morila, qui détient des réserves estimées à 2,5 millions d'onces d'or, a le potentiel de catalyser la croissance économique après près de deux ans d'arrêt.

Les analystes considèrent cet accord comme faisant partie de la stratégie géopolitique et économique plus large du Mali. Au cours des derniers mois, des hauts responsables américains, dont le directeur adjoint de la Maison Blanche pour la lutte contre le terrorisme, Rudolph Atallah, et le secrétaire d'État adjoint pour l'Afrique de l'Ouest, William B. Stevens, ont visité Bamako pour proposer des solutions américaines en matière de lutte contre le terrorisme et d'initiatives d'investissement privé dans le Sahel. L'accord sur Morila pourrait donc refléter la volonté du Mali d'engager des investisseurs américains tout en poursuivant sa collaboration existante avec la Russie, équilibrant ainsi les partenariats stratégiques tout en répondant aux défis économiques et sécuritaires internes.

Le redémarrage de Morila représente à la fois un jalon symbolique et pratique, signalant l'engagement du gouvernement à restaurer l'influence de l'État sur les ressources stratégiques et à attirer des investissements internationaux pour renforcer la résilience économique.

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