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Politique - 13 août 2026

Les partenaires internationaux pressent Kinshasa pour un plan de neutralisation réaliste des FDLR

Par Amina Kabasele2 min de lecture

Kinshasa, le 13 août 2026 - Le Groupe de contact international pour les Grands Lacs a pressé le gouvernement congolais de produire un plan opérationnel rapide et réaliste pour la neutralisation des FDLR, après que Kinshasa a annoncé qu'une faction des FDLR avait signé un protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement.

Le groupe, qui comprend les États-Unis, la Belgique, le Canada, le Danemark, l'Union européenne, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse et le Royaume-Uni, a déclaré que toute collocation ou collaboration opérationnelle avec des éléments des FDLR serait incompatible avec les engagements pris dans le cadre de Washington. Il a également demandé à Kinshasa de clarifier les mécanismes de lutte contre l'impunité, de travailler avec la MONUSCO en tant que partenaire clé et d'aligner la mise en œuvre sur le CONOPS concernant le désengagement des forces et la levée des mesures défensives du Rwanda.

Cette pression diplomatique a suivi l'explication de Kinshasa selon laquelle les dirigeants politiques et militaires des FDLR avaient accepté une première phase de démilitarisation, de démobilisation et de cantonnement si les camps étaient sécurisés et viables et si le non-refoulement était garanti. Une deuxième phase envisagerait la dissolution et le retour volontaire au Rwanda, ou la relocalisation dans un pays tiers si les conditions de sécurité et de droits au Rwanda étaient jugées non satisfaites, sous un mécanisme de surveillance internationale.

Kinshasa a soutenu que cinq des six zones identifiées des FDLR sont sous le contrôle du Rwanda ou de l'AFC/M23, ne laissant que Walikale sous autorité congolaise, et a appelé le Rwanda à reprendre un retrait progressif afin que la neutralisation puisse se poursuivre. Kigali a rejeté le protocole comme un non-événement et a accusé Kinshasa de retarder ses obligations liées à Washington, tandis que Kinshasa a déclaré que son programme de désarmement avait déjà un projet de plan opérationnel avec un calendrier et un budget en attente de validation formelle.

Le Groupe de contact a également salué l'étape de l'échange de prisonniers facilitée par le CICR et a appelé à une désescalade immédiate, à la protection des civils et à un accès humanitaire sans entrave. La déclaration maintient la pression internationale sur la séquence de sécurité et la vérification, des questions centrales pour toute réduction durable du risque de conflit dans l'est du Congo.

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