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Illustration - Difficultés de mise en œuvre sept mois après la signature, le taux global stagne à 23,3%

Politique - 8 février 2026

Difficultés de mise en œuvre sept mois après la signature, le taux global stagne à 23,3%

Par Sarah Ndaya3 min de lecture

Accord de Washington, le 2 février 2026 - Sept mois après la signature de l'Accord de Washington entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, la mise en œuvre continue de rencontrer de sérieux défis, avec un taux global de mise en œuvre demeurant inchangé à 23,3%, selon un récent rapport du Baromètre des Accords de Paix Africains.

L'accord, signé sous l'égide de l'administration Trump, visait à traiter le conflit en cours dans l'est de la RDC et les activités de la rébellion AFC/M23 soutenue par le Rwanda, qui poursuit des opérations territoriales au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

Le rapport souligne que les principaux développements positifs entre le 1er et le 31 janvier 2026 incluent :

Une réunion de haut niveau à Lomé (16-17 janvier) pour consolider les processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs et adopter une nouvelle architecture de médiation de l'UA.

Une tournée régionale du Médiateur de l'UA et du Panel de Facilitateurs, opérationnalisant le nouveau cadre de médiation.

Une réunion extraordinaire d'experts en défense de l'ICGLR à Livingstone (8-10 janvier) pour examiner la détérioration de la situation sécuritaire dans l'est de la RDC.

Les consultations du Président João Lourenço avec des acteurs politiques, militaires et religieux congolais pour relancer un dialogue politique inclusif.

Des auditions au Congrès américain (22 janvier) pour évaluer la mise en œuvre de l'Accord de Washington.

Le retrait de l'AFC/M23 d'Uvira.

Malgré ces avancées, le rapport identifie des défis persistants, notamment :

L'intensification des hostilités dans l'est de la RDC.

L'incapacité à neutraliser les FDLR.

La poursuite des mesures défensives rwandaises.

Des obstacles à la livraison efficace de l'aide humanitaire.

Des recommandations ont été formulées à l'intention des principales parties prenantes :

Au gouvernement des États-Unis :

Maintenir et renforcer la pression diplomatique et politique coordonnée sur la RDC et le Rwanda.

Utiliser des mesures coercitives ciblées contre les acteurs entravant la mise en œuvre, si nécessaire.

Au gouvernement congolais :

Accélérer les opérations pour neutraliser les FDLR.

Envisager l'implication de la MONUSCO dans les zones sous contrôle de l'AFC/M23.

Fournir des garanties que aucun membre des FDLR ne sera intégré dans les FARDC.

Promouvoir un dialogue politique structuré et inclusif au-delà des questions de sécurité.

Au gouvernement rwandais :

Mettre en œuvre le désengagement et lever les mesures défensives.

Fournir des garanties de sécurité/juridiques crédibles aux membres des FDLR pour un rapatriement volontaire.

Encourager l'AFC/M23 à ne pas entraver les opérations de la MONUSCO visant les FDLR.

Au gouvernement qatari :

Reprendre le processus de paix de Doha, actuellement bloqué depuis mi-novembre 2025.

À l'Union Africaine et au médiateur de l'UA :

Adopter un cadre formel liant les engagements de Washington et de Doha.

Finaliser les instruments méthodologiques et les outils opérationnels pour le Panel de Facilitateurs.

Clarifier la relation entre les consultations du Président Lourenço et les processus Washington/Doha.

Assurer un financement indépendant pour le Panel de Facilitateurs et le Secrétariat Commun.

Malgré l'implication du Président américain Donald Trump, les progrès sur le terrain restent lents. Kinshasa et Kigali peinent à coordonner efficacement, tandis que les discussions à Doha avec l'AFC/M23, sous médiation qatarie, n'ont pas encore produit de résultats concrets, notamment en ce qui concerne la restauration de l'autorité de l'État et la réintégration des groupes armés.

Le rapport souligne qu'après sept mois suivant la signature, l'Accord de Washington fait face à des lacunes persistantes dans sa mise en œuvre, laissant la situation sécuritaire dans l'est de la RDC fragile et la population exposée à une violence continue.

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