Illustration — Bukavu DR congo

Sécurité - 20 avril 2026

Le gouvernement détaille les abus présumés commis par l'AFC/M23 pendant l'occupation

Par Amina Kabasele3 min de lectureEnglish

Kinshasa, le 8 avril 2026 - Le gouvernement congolais a publié un rapport décrivant les violations présumées des droits humains à grande échelle commises par les rebelles de l'AFC/M23 lors de leur occupation d'Uvira et de ses environs, dans la province du Sud-Kivu. Présenté le 7 avril par le ministre des Droits de l'Homme Samuel Mbemba, le document détaille l'impact de l'occupation, décrivant les abus généralisés contre les civils. Selon le rapport, des milliers de personnes ont été tuées au cours de cette période, à la fois en conséquence directe de la violence armée et en raison d'un accès limité aux soins de santé. Le rapport cite également de nombreux cas de violences sexuelles, qui auraient touché plus de 14 000 femmes. En outre, plus de 300 000 personnes auraient été déplacées, tandis que l'éducation de plus de 12 000 enfants aurait été perturbée. Les autorités décrivent un climat marqué par l'insécurité et la peur, caractérisé par des attentats à la bombe, des exécutions sommaires, des enlèvements, des pillages et d'autres formes de violence. Le gouvernement allègue également des pillages de biens à grande échelle, notamment des mouvements de marchandises à travers la frontière. Le rapport indique en outre la découverte de plusieurs charniers dans des zones précédemment occupées par les forces de l'AFC/M23. Les sites identifiés incluent Mayi Moto, Kilomani, Kala et Rutembo, où des dizaines de corps auraient été retrouvés. Les responsables se sont engagés à ce que les responsables des abus présumés soient tenus responsables, soulignant la nécessité de rendre justice aux victimes. Les forces de l'AFC/M23 avaient pris le contrôle d'Uvira en décembre 2025 à la suite d'intenses affrontements avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les groupes alliés Wazalendo. Le groupe a ensuite annoncé son retrait en janvier 2026, décrivant cette décision comme une mesure de confiance en soutien aux efforts de paix en cours.

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