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Illustration - Un ancien combattant des FDLR révèle l’influence du groupe dans la gouvernance de l’est de la RDC

Sécurité - 9 juillet 2026

Un ancien combattant des FDLR révèle l’influence du groupe dans la gouvernance de l’est de la RDC

Par Sarah Ndaya2 min de lecture

KIGALI, le 9 juillet 2026 - D'anciens membres des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ont révélé des détails sur des abus présumés au sein du groupe armé, notamment des affirmations selon lesquelles ses combattants auraient influencé les processus politiques locaux dans certaines parties de l'est de la République démocratique du Congo.

Les témoignages ont été présentés le 12 juin 2026 au Centre de Démobilisation de Mutobo lors d'une discussion sur le Génocide de 1994 contre les Tutsi. L'événement, organisé par l'association Unity Club Intwararumuri, s'est concentré sur les témoignages d'anciens membres des groupes armés opérant dans l'est de la RDC, notamment les FDLR.

Le colonel (à la retraite) Augustin Nshimiyimana, également connu sous le nom de Bora Manassé, ancien membre des FDLR, a déclaré avoir fui le Rwanda en 1994 et rejoint des groupes armés en RDC, où il a ensuite travaillé dans les structures de renseignement du groupe.

Il a déclaré que l'idéologie extrémiste au sein des FDLR reste difficile à éliminer car elle a été transférée du Rwanda vers la RDC, où le groupe a établi des réseaux et poursuivi ses activités.

Nshimiyimana a également affirmé que les FDLR étaient profondément ancrées dans certaines structures de gouvernance locale dans l'est de la RDC, en particulier dans le Sud-Kivu, où il a affirmé que le groupe avait influencé la sélection des représentants politiques.

Selon son témoignage, les commandants des FDLR opérant à proximité des zones de vote auraient utilisé leur influence pour mobiliser les électeurs et soutenir les candidats préférés lors des élections, ce qui aurait permis au groupe d'être représenté dans les institutions provinciales et nationales.

L'ancien combattant a fait valoir que l'élimination des FDLR nécessite plus qu'une action militaire, affirmant que le groupe a développé des réseaux politiques et sociaux au-delà de ses structures armées.

Les FDLR, apparues après le génocide perpétré contre les Tutsi en 1994 et basées principalement dans l'est de la RDC, restent une préoccupation majeure en matière de sécurité dans la région des Grands Lacs. Le groupe a été accusé d'entretenir des réseaux extrémistes, de propager une idéologie de haine et de contribuer à l'instabilité dans l'est du Congo.

La branche militaire des FDLR, connue sous le nom de FDLR-FOCA, serait dirigée par Pacifique Ntawunga, également connu sous le nom de général Omega. Parmi les autres personnalités de haut rang figurent le général de division Cyprien Uzabakiriho, connu sous le nom d'Ave Maria, qui commandait auparavant le groupe.

La branche du renseignement (G2) serait dirigée par le brigadier. Le général Sébastien Uwimbabazi, également connu sous le nom de Nyembo Abdallah, qui coordonne les opérations dans des zones telles que Masisi et Walikale. La branche des opérations militaires (G3) est dirigée par le brigadier. Le général Lucien Nzabanita, tandis que le Commandement des opérations spéciales (CRAP) est commandé par le colonel Pierre-Célestin Rurakabije, également connu sous le nom de Simba Guillaume.

Les évaluations de la sécurité indiquent qu’en juin 2025, la force armée des FDLR était estimée entre 7 000 et 10 000 combattants, maintenant ainsi leur présence en tant que l’un des groupes armés de longue date opérant dans l’est de la RDC.

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