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Illustration - Ancien commandant de la région militaire de Bamako renvoyé des Forces armées maliennes

Politique - 1 décembre 2025

Ancien commandant de la région militaire de Bamako renvoyé des Forces armées maliennes

Par Amina Kabasele2 min de lecture

Bamako, le 12 décembre 2025 - Le colonel Alpha Yaya Sangaré, ancien commandant de la région militaire de Bamako, a été renvoyé des Forces armées maliennes (FAMA) suite à son arrestation en lien avec la publication d'un livre dans lequel il dénonçait des « abus de l'armée contre les populations civiles », ont confirmé des sources sécuritaires jeudi.

Cette décision souligne les tensions internes croissantes au sein de l'établissement militaire malien, où la discipline, la loyauté et le respect de la ligne des autorités de transition sont étroitement surveillés dans un contexte de crise sécuritaire persistante.

Les partisans de cette mesure soutiennent que le renvoi pourrait aider à renforcer la cohésion au sein des FAMA, en sanctionnant les voix considérées comme sapant l'unité à un moment où l'armée est engagée sur plusieurs fronts contre des groupes jihadistes. Dans cette perspective, les autorités perçoivent la dissidence interne comme une menace potentielle pour l'efficacité opérationnelle et le moral.

Cependant, des analystes indépendants et des observateurs des droits de l'homme ont exprimé des inquiétudes quant aux implications de cette décision. Ils mettent en garde contre le risque que de telles mesures étouffent le débat interne, limitent la transparence sur des questions sensibles telles que la protection des civils, et alimentent les critiques de la part des partenaires internationaux et des organisations de droits.

L'affaire ravive également des questions sur l'équilibre entre la sécurité nationale et la responsabilité, en particulier dans le contexte des partenariats sécuritaires évolutifs du Mali, y compris la coopération avec le Corps africain, qui a été accusé de méthodes controversées dans ses opérations de lutte contre le terrorisme.

Le renvoi du colonel Sangaré met en lumière la ligne délicate que les autorités de transition doivent naviguer entre le maintien d'une discipline militaire stricte et la prise en compte des appels croissants - tant nationaux qu'internationaux - à l'ouverture et au respect des droits de l'homme.

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