Illustration — Yoweri Museveni September 2015

Politique - 7 juin 2026

Le FDC critique le discours sur l’état de la nation de Museveni et appelle à une plus

Par Amina Kabasele3 min de lectureEnglish

Kampala, le 8 juin 2026 - Le Forum pour le changement démocratique (FDC), parti d’opposition, a critiqué le discours sur l’état de la nation du président Yoweri Museveni, arguant qu’il ne répondait pas aux attentes constitutionnelles en matière de responsabilité et qu’il se concentrait excessivement sur les récits historiques plutôt que sur les performances récentes du gouvernement.

Dans une déclaration publiée à la suite du discours, le parti a fait valoir que le président est constitutionnellement tenu de fournir au Parlement une évaluation des performances du pays, y compris l’évolution de l’économie, de la sécurité, des infrastructures, de la gouvernance et des priorités du gouvernement pour l’année à venir.

Le FDC a soutenu que le discours était fortement axé sur des comparaisons historiques à long terme plutôt que sur les progrès mesurables réalisés depuis le précédent discours sur l'état de la nation, arguant que le Parlement s'attendait à un compte rendu plus clair des récentes réalisations, des lacunes et des objectifs futurs du gouvernement.

L’opposition a reconnu la transformation socio-économique à long terme de l’Ouganda au cours des dernières décennies, mais a maintenu que les comparaisons historiques ne remplacent pas les rapports annuels sur la responsabilité et les performances.

Le parti a également critiqué les remarques décourageant les Ougandais de chercher des opportunités d'emploi à l'étranger, arguant que les conditions économiques actuelles et la création limitée d'emplois continuent de pousser de nombreux citoyens à chercher du travail à l'extérieur du pays.

Le FDC s'est demandé si les opportunités dans des secteurs tels que l'agriculture, l'industrie manufacturière, les services et les technologies de l'information se sont traduites par suffisamment d'emplois pour les jeunes et les demandeurs d'emploi.

Le parti a en outre exprimé ses inquiétudes concernant les programmes gouvernementaux phares, notamment le modèle de développement paroissial (PDM), arguant que les interventions existantes restent insuffisantes pour lutter contre la pauvreté structurelle, le chômage et les vulnérabilités économiques plus larges.

Selon l'opposition, le discours n'a pas abordé de manière adéquate des questions telles que les niveaux de chômage, la dette publique, le coût de la vie et les progrès sur les engagements pris lors du mandat précédent.

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