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Illustration - Les FARDC et Wazalendo bloquent la route clé Bukavu-Uvira au Sud-Kivu

Sécurité - 22 mars 2026

Les FARDC et Wazalendo bloquent la route clé Bukavu-Uvira au Sud-Kivu

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

Sud-Kivu, le 16 mars 2026 - Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), en coordination avec les groupes armés Wazalendo, ont fermé la route RN5 reliant Bukavu et Uvira, perturbant les transports et le commerce dans la région.

Le corridor RN5, axe vital pour la circulation des personnes et des marchandises, relie les communautés de la plaine de la Ruzizi et du territoire d'Uvira. La fermeture a laissé les commerçants et les voyageurs bloqués, suscitant des inquiétudes quant à l’impact économique et humanitaire.

Dans la matinée du 15 mars 2026, des commerçants voyageant de Runingu à Sange ont été refoulés par les forces de sécurité. Les rapports indiquent que les passagers se dirigeant de Bukavu vers Uvira et la vallée de la Ruzizi ont été bloqués et forcés de se rassembler à Sange, en attendant des instructions supplémentaires.

Après des heures d'incertitude, les autorités ont informé les habitants qu'aucun véhicule, moto ou piéton ne serait autorisé à accéder à Uvira depuis les zones sous le contrôle de la coalition AFC/M23.

Justification sécuritaire, frustration du public

Les responsables affirment que la décision a été prise pour maintenir la sécurité dans les zones sous contrôle gouvernemental et allié. Cependant, de nombreux habitants ont exprimé leur confusion et leur frustration, estimant que les autorités devraient plutôt renforcer les mesures de protection tout en autorisant la poursuite des activités économiques.

La route RN5 avait brièvement repris ses activités entre décembre 2025 et janvier 2026, à une époque où les forces AFC/M23 contrôlaient certaines parties de la plaine de la Ruzizi et d'Uvira. Depuis leur retrait à la mi-janvier, le trafic a considérablement diminué, les voyageurs étant contraints de naviguer dans des zones contrôlées par des factions opposées.

Cette dernière fermeture met en évidence l'instabilité persistante dans l'est de la RDC, où le transfert de contrôle entre groupes armés continue de perturber la vie quotidienne, le commerce et la mobilité des populations locales.

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