Illustration — F lix Tshisekedi - 2019

Sécurité - 19 avril 2026

Les qualifications pour la Coupe du monde de la RDC alimentent les efforts renouvelés de

Par Amina Kabasele3 min de lectureEnglish

Kinshasa, 6 avril 2026 - Le président Félix Tshisekedi a exprimé un regain d'optimisme quant à la reprise des territoires détenus par l'AFC/M23 dans l'est de la République démocratique du Congo, liant sa confiance à la vague d'unité nationale suscitée par la récente qualification du pays à la Coupe du monde. L’équipe nationale congolaise de football a assuré sa place dans le tournoi le 31 mars grâce à une victoire serrée 1-0 contre l’équipe nationale de football de la Jamaïque, marquant la première qualification du pays en 52 ans. Des célébrations ont eu lieu dans tout le pays, y compris dans les zones touchées par le conflit, comme Goma, où les habitants se sont joints aux festivités malgré le contrôle continu des forces rebelles. S'exprimant le 5 avril lors d'une cérémonie à Kinshasa en l'honneur de l'équipe nationale, Tshisekedi a qualifié les célébrations dans l'Est de signe d'une cohésion nationale durable. "Vous avez vu les images. Dans ces zones contrôlées par l'ennemi, il y a de la joie, et nous les reprendrons bientôt à cause de cette force, à cause de cette fierté", a-t-il déclaré. Les remarques du président interviennent dans un contexte de tensions persistantes avec l’AFC/M23, qui maintient le contrôle de certaines parties des provinces du Nord et du Sud-Kivu. Le groupe a rejeté toute suggestion de retrait, avertissant qu'il répondrait avec force à toute offensive militaire. Les précédentes tentatives des forces gouvernementales pour reprendre les territoires perdus ont largement échoué, l’AFC/M23 parvenant souvent à repousser les avancées et, dans certains cas, à étendre ses positions. Les observateurs internationaux continuent de souligner la nécessité d'une solution politique au conflit. Les pourparlers de paix entre Kinshasa et l'AFC/M23 devraient reprendre plus tard ce mois-ci, les discussions devant avoir lieu en Suisse après avoir été transférées de Doha. Malgré ces évolutions, les deux parties semblent agir avec prudence, ce qui fait craindre que sans progrès politiques tangibles, les hostilités pourraient reprendre et s’intensifier dans les semaines à venir.

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