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Illustration - Le gouvernement de la RDC condamne la manifestation à Goma, accuse l'AFC/M23 de coercition

Sécurité - 9 décembre 2025

Le gouvernement de la RDC condamne la manifestation à Goma, accuse l'AFC/M23 de coercition

Par Sarah Ndaya2 min de lecture

Kinshasa, le 22 décembre 2025 - Le gouvernement congolais a fermement condamné la massive manifestation à Goma plus tôt lundi, accusant la coalition rebelle AFC/M23 de forcer les civils à marcher sous coercition et menaces de violence.

Dans une déclaration officielle, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication et des Médias, a décrit la protestation comme une mobilisation mise en scène destinée à dissimuler les abus perpétrés dans les territoires sous contrôle rebelle.

Muyaya a allégué que les civils qui refusaient de participer étaient soumis à des coups de fouet, à du travail forcé et à d'autres formes d'intimidation, soulignant que de telles méthodes mettent en évidence le manque de soutien populaire réel pour le groupe armé.

« Forcer les victimes à participer à une manifestation organisée par leurs oppresseurs ne changera pas l'image infâme et reconnue internationalement de torture et de crime associée au père, le Rwanda, et au fils, le M23 », a déclaré Muyaya.

Il a ajouté que les tentatives d'obtenir la conformité par la coercition démontrent l'impopularité du groupe armé et l'illégitimité de son autorité dans les zones occupées.

La déclaration a réaffirmé l'engagement du gouvernement à protéger les civils et à tenir les auteurs responsables :

« Aucun soutien n'est jamais obtenu par la coercition. Cette persistance dans le mal démontre clairement l'impopularité totale de ceux qui gouvernent par le crime. Les coups de fouet et l'intimidation n'éteindront jamais la flamme de la résistance et du patriotisme qui brûle dans le cœur de nos compatriotes. »

La condamnation intervient dans un contexte de préoccupations sécuritaires et humanitaires accrues dans le Nord et le Sud Kivu, suite à des manifestations de masse à Goma et à des affrontements renouvelés autour d'Uvira. Les analystes avertissent que la violence continue, les mobilisations forcées et les pratiques coercitives risquent de déstabiliser davantage la région et d'aggraver la souffrance des civils.

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