Illustration — INS Trikand entering the port of Djibouti 02

Justice - 10 juin 2026

Le tribunal entend une affaire de violence domestique impliquant un conflit conjugal

Par Amina Kabasele3 min de lectureEnglish

Djibouti, le 14 juin 2026 - Une dispute conjugale qui a dégénéré en violences a été portée mardi dernier devant le tribunal correctionnel de première instance, où un jeune homme a été jugé pour avoir agressé sa femme.

Le parquet a requis un an de prison avec sursis et 100 000 francs djiboutiens de dommages et intérêts dans une affaire qui met en lumière la gravité des violences au sein du foyer et leurs conséquences juridiques.

Le couple, parents de deux enfants, a comparu devant le tribunal accompagné de proches, avec des tensions évidentes dès le début de l'audience.

La plaignante, qui a déclaré qu’elle était le principal soutien de la famille en raison du chômage de son mari, a déclaré au tribunal qu’une dispute sur des questions financières avait dégénéré en violence physique, alléguant qu’elle avait été attaquée avec un tournevis. Elle a déclaré au tribunal que sa principale préoccupation était sa sécurité et a demandé une protection ainsi qu'une indemnisation de 200 000 francs.

L’accusé a nié toutes les allégations, affirmant avoir été victime d’un complot impliquant les proches de son épouse, qu’il accusait d’alimenter les tensions familiales et de tenter de le séparer de son épouse et de ses enfants.

Au cours de la procédure, le président du tribunal s'est référé à un certificat médical faisant état d'une incapacité temporaire de travail de 18 jours, le qualifiant d'élément grave du dossier.

Les deux parties ont maintenu leurs positions tout au long de l'audience, sans aucun signe de réconciliation. Les membres des familles présents au tribunal se sont également alignés sur les camps opposés, soulignant la profondeur du conflit.

Les procédures judiciaires ont illustré la rupture de la relation conjugale et l'escalade des conflits domestiques jusqu'aux questions de responsabilité pénale. Cette affaire devrait contribuer aux efforts judiciaires en cours pour lutter contre la violence au sein des ménages et renforcer la protection des victimes.

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