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La CIA-VAR clarifie le cadre mémoriel du GENOCOST par rapport à la reconnaissance légale du génocide

Politique - 4 août 2026

La CIA-VAR clarifie le cadre mémoriel du GENOCOST par rapport à la reconnaissance légale du génocide

Par Amina Kabasele2 min de lecture

Kinshasa, RDC, le 4 août 2026 - Suite à l'observation de la Journée nationale du GENOCOST le 2 août, marquée par un événement commémoratif auquel a assisté le président Félix Tshisekedi, François Kakese, le coordinateur de l'initiative CIA-VAR, a fourni des clarifications essentielles concernant le concept de GENOCOST. Kakese a souligné que le GENOCOST sert de cadre mémoriel national visant à honorer les victimes de la guerre et des crimes associés à la prédation des ressources en République Démocratique du Congo depuis le début de la Deuxième Guerre du Congo en 1998. Il a précisé que ce cadre est distinct de la définition légale du génocide telle que définie dans la Convention de 1948, qui nécessite la preuve de l'intention de détruire un groupe particulier.

Les remarques de Kakese ont mis en lumière la nature complémentaire du GENOCOST et de la reconnaissance légale du génocide, affirmant que les deux ne sont pas mutuellement exclusifs mais servent plutôt des objectifs différents dans le contexte de la mémoire nationale et de la justice. Il a clarifié que le GENOCOST n'est dirigé contre aucun groupe ethnique ou social spécifique mais vise à reconnaître l'impact plus large du conflit et de l'exploitation sur la société congolaise. Cette initiative fait partie d'une feuille de route en cours d'élaboration sous la direction du chef de cabinet de la présidence, avec le soutien du Fonds National pour la Réparation des Victimes (FONAREV), qui vise à favoriser une approche globale pour traiter les griefs historiques.

Le cadre légal du GENOCOST a été établi en décembre 2022, spécifiquement en vertu de l'article 28 de la loi pertinente, qui fournit une base pour reconnaître la souffrance des victimes tout en naviguant dans les complexités des définitions légales du génocide. Les déclarations de Kakese reflètent une reconnaissance croissante au sein du gouvernement congolais de la nécessité de traiter les injustices historiques auxquelles ses citoyens ont été confrontés tout en respectant les normes juridiques internationales.

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