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Illustration - L’Église catholique déclare que condamner le Rwanda ne résoudra pas la crise en RDC

Sécurité - 8 mars 2026

L’Église catholique déclare que condamner le Rwanda ne résoudra pas la crise en RDC

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

KINSHASA, le 24 février 2026 - L'Église catholique de la République démocratique du Congo (RDC) a déclaré que condamner à plusieurs reprises le Rwanda n'est pas une solution à la crise sécuritaire et politique actuelle du pays, soulignant plutôt la nécessité d'un dialogue national inclusif entre les parties prenantes congolaises.

Les dirigeants religieux affirment que leur priorité actuelle est de promouvoir les pourparlers de paix et la réconciliation nationale, plutôt que de se concentrer sur les accusations contre le Rwanda, qui a souvent été pointé du doigt par les autorités pour son soutien présumé à la rébellion AFC/M23 opérant dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Changement d’approche

La Conférence des évêques catholiques (CENCO) a reconnu qu'elle avait déjà fait part de ses inquiétudes quant au rôle présumé du Rwanda dans le conflit, mais a conclu qu'une condamnation continue ne contribuerait pas à résoudre les défis internes du pays.

Le secrétaire général de la CENCO, Mgr Donatien Nshole, a expliqué que les dirigeants de l'Église avaient mentionné le Rwanda dans des déclarations antérieures mais avaient ensuite décidé d'adopter une stratégie différente centrée sur l'unité nationale et le dialogue.

Selon les responsables de l’Église, la nouvelle approche se concentre sur la création d’un espace pour des négociations de paix impliquant tous les acteurs congolais, considérées comme une voie plus efficace vers une résolution de la crise.

Initiative de dialogue pour la paix

Depuis début 2025, l’Église catholique et l’Église anglicane travaillent sur une initiative conjointe visant à promouvoir des pourparlers de paix inclusifs entre les parties congolaises.

Les dirigeants de l’Église affirment qu’un large dialogue national, sans exclure aucune partie prenante, offre la meilleure chance d’instaurer une stabilité durable dans le pays.

Opposition gouvernementale

Le gouvernement de la RDC a exprimé des réserves sur cette initiative, affirmant que les groupes armés ne devraient pas être inclus dans les discussions politiques.

Les autorités insistent sur le fait que les individus qui ont pris les armes contre l’État doivent d’abord déposer les armes avant d’être envisagés pour participer à des négociations politiques.

Le débat met en lumière les divergences persistantes entre l'Église catholique et le gouvernement sur la meilleure approche pour résoudre le conflit en cours dans l'est de la RDC, où l'insécurité liée aux groupes armés continue d'affecter les populations civiles.

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