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Politique - 19 avril 2026

L’opposition zimbabwéenne s’alarme des amendements constitutionnels considérés comme

Par Sarah Ndaya3 min de lectureEnglish

Harare, 8 avril 2026 - L'opposition politique du Zimbabwe a exprimé ses inquiétudes face aux propositions d'amendements constitutionnels qui pourraient remodeler considérablement le système électoral du pays et prolonger le mandat du président Emmerson Mnangagwa. Les réformes proposées déplaceraient le processus d’élection présidentielle du vote populaire direct vers la sélection par les députés, un changement qui, selon les critiques, affaiblirait la responsabilité démocratique. Tendai Biti, figure de l'opposition et ancien ministre des Finances, a décrit cette décision comme une érosion progressive de l'ordre constitutionnel. "C'est un coup d'État. Le coup d'État se produit lentement au Zimbabwe", a déclaré Biti, avertissant que les réformes pourraient concentrer davantage le pouvoir politique au sein de l'establishment au pouvoir. Le parti au pouvoir, le ZANU-PF, qui gouverne le pays depuis l'indépendance dans les années 1980, a défendu les changements proposés. Les responsables du parti affirment que les réformes visent à réduire les coûts électoraux et à améliorer l’efficacité de la gouvernance. Le porte-parole du ZANU-PF, Patrick Chinamasa, a déclaré qu'il n'y avait aucune intention d'arrêter le processus, affirmant que le parti s'était engagé à adopter ce qu'il considère comme un modèle de gouvernance plus « rentable et moins controversé ». Selon le projet d'amendements constitutionnels actuellement en discussion, les mandats de la présidence et de l'Assemblée nationale seraient prolongés de cinq à sept ans, ce qui pourrait retarder les prochaines élections de 2028 à 2030. Les propositions permettraient également au mandat présidentiel actuel de se poursuivre jusqu'en 2030, les futurs présidents étant choisis par un parlement nouvellement élu. Le débat a intensifié les tensions politiques dans le pays, les voix de l'opposition mettant en garde contre un recul démocratique, tandis que les représentants du parti au pouvoir soutiennent que les changements reflètent une réforme institutionnelle plutôt qu'une consolidation politique du pouvoir.

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