Africa Insight
Illustration - Wazalendo réoccupe Mpety après le retrait de l’AFC/M23 sur fond de lignes de front changeantes au Nord-Kivu

Sécurité - 4 avril 2026

Wazalendo réoccupe Mpety après le retrait de l’AFC/M23 sur fond de lignes de front changeantes au Nord-Kivu

Par Sarah Ndaya3 min de lecture

Walikale, le 4 avril 2026 - WALIKALE, Nord Kivu 29 mars 2026 - Les combattants d'autodéfense de Wazalendo sont rentrés et ont réoccupé la ville de Mpety, à l'est de la République démocratique du Congo, deux jours après le retrait des éléments de l'AFC/M23 de la zone, selon des sources locales.

Mpety, située dans la zone de Banakindi du groupe Kisimba dans le territoire de Walikale, était sous la présence des combattants de l'AFC/M23 avant leur retrait annoncé en début de semaine. Après leur départ, les unités de Wazalendo, positionnées à plusieurs kilomètres, ont avancé rapidement pour sécuriser la localité.

Les récits locaux indiquent que les groupes se sont déplacés pour établir le contrôle et empêcher tout retour potentiel des forces de l'AFC/M23. Depuis le 27 mars, les combattants de Wazalendo et les commandants locaux sont visiblement présents dans la ville, marquant une nouvelle phase dans le changement de contrôle de la zone.

La réoccupation reflète un schéma plus large de lignes de front fluides au Nord-Kivu, où les groupes armés se repositionnent fréquemment en réponse à des affrontements, à des retraits ou à des redéploiements tactiques.

Si certains habitants ont salué la présence de Wazalendo comme une amélioration relative des conditions de sécurité, d'autres craignent que la situation ne s'aggrave à nouveau si des éléments de l'AFC/M23 tentent de rentrer dans la zone, ce qui pourrait déclencher une reprise des combats.

Cette évolution intervient dans un contexte d’instabilité continue sur le territoire de Walikale et dans une plus grande partie du Nord-Kivu, où les populations civiles restent exposées à une insécurité récurrente, à des risques de déplacement et à des changements imprévisibles dans le contrôle territorial.

À lire aussi