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Illustration - Les miliciens de Wazalendo imposent des taxes illégales aux populations déplacées à Musienene

Politique - 23 février 2026

Les miliciens de Wazalendo imposent des taxes illégales aux populations déplacées à Musienene

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

Kinshasa, le 19 février 2026 - Musienene, Lubero, Nord Kivu, RDC - Les organisations de la société civile de Musienene, chef-lieu de la chefferie Baswagha, tirent la sonnette d'alarme face au harcèlement des populations déplacées par les miliciens Wazalendo.

Les habitants déclarent être contraints de payer des taxes illégales pour des activités telles que la production de charbon de bois, pour des montants allant de 5 000 francs congolais à 10 dollars américains par lot. Les communautés touchées comprennent Vikindwe, Vulimira, Kirirya, Mutiri et les zones environnantes.

Kambale Maboko Fanuel, président de la société civile Musienene, a souligné que ces revendications entravent les moyens de subsistance des personnes déplacées et ont même un impact sur les familles d'accueil. Il a exhorté les autorités politiques et administratives à intervenir pour mettre fin à ces pratiques abusives.

Des taxes illégales similaires cibleraient les scieurs et les négociants en bois, perturbant encore davantage l'activité économique locale.

La société civile note que les résidents déplacés avaient précédemment lancé un ultimatum de 48 heures aux combattants de Wazalendo pour qu’ils quittent leurs zones d’origine, citant les actions de la milice comme principale cause de leur déplacement. L'appel a été lancé lors d'une réunion sur le terrain de l'ESCO à Butembo, animée par des représentants de la société civile de Mwenye et de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC).

Les abus commis par les milices affiliées à Wazalendo dans la région comprendraient des pillages, du harcèlement, des violences sexuelles, des arrestations arbitraires, des barrages routiers non autorisés et la collecte illégale d'impôts, qui sont devenus récurrents dans la chefferie de Baswagha et à Musienene.

La société civile continue de réclamer un contrôle exclusif des Forces armées de la RDC (FARDC) pour restaurer la paix et la sécurité dans la région.

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