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Illustration - Wazalendo expulse le député Willy Mishiki après son admission dans l'attaque de Goma

Sécurité - 22 mars 2026

Wazalendo expulse le député Willy Mishiki après son admission dans l'attaque de Goma

Par Sarah Ndaya3 min de lecture

Goma, le 14 mars 2026 - La coalition CNVDP-WAZ, associée aux groupes armés Wazalendo en République démocratique du Congo, a expulsé le député Willy Mishiki Buhini après avoir publiquement reconnu son implication dans une récente attaque contre Goma.

Mishiki, qui a représenté le territoire de Walikale au Parlement de la RDC et a été président du Conseil des experts au sein de la coalition, a fait ces remarques lors d'un entretien avec TV5 Monde le 11 mars 2026.

Dans l'interview, il a déclaré que les forces de Wazalendo combattaient dans le parc national des Virunga et avaient avancé jusqu'à Nyiragongo, à quelques kilomètres seulement de Goma, dans le but de reprendre la ville. Il a également reconnu sa responsabilité dans l'attaque de drone menée à Goma aux premières heures du 11 mars, qui a tué trois civils, dont la Française Karine Buisset, employée de l'UNICEF.

"Nous nous battons pour reprendre Goma... c'est la raison de cette attaque", a déclaré Mishiki.

Suite à cette déclaration, la direction du CNVDP-WAZ a annoncé le 13 mars que Mishiki avait agi sans consultation et avait aggravé les tensions par ses propos. En conséquence, il a été démis de ses fonctions et déchu de son statut de membre, Katulanya Jacques étant nommé pour le remplacer.

Réagissant à cette évolution, le ministre rwandais des Affaires étrangères, l’ambassadeur Olivier Nduhungirehe, a déclaré que le renvoi de Mishiki n’annule pas son admission. « On ne peut pas effacer un aveu, surtout lorsqu'il est étayé par des preuves », a-t-il déclaré.

Parallèlement, le gouvernement français a annoncé l'ouverture d'une enquête sur l'attentat qui a coûté la vie à l'un de ses ressortissants.

La coalition AFC/M23 a également pris position, affirmant que l'attaque avait été menée par les forces gouvernementales de la RDC, affirmant qu'elle visait des personnalités politiques et militaires, notamment Joseph Kabila, Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa, Freddy Kaniki et le général-major Sultani Makenga.

Cet incident met en lumière les récits complexes et contestés entourant le conflit en cours dans l’est de la RDC, en particulier à Goma et ses environs, où de multiples groupes armés et acteurs politiques restent actifs.

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