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Illustration - Washington appelle au retrait immédiat des forces rwandaises de l’est de la RDC

Sécurité - 4 avril 2026

Washington appelle au retrait immédiat des forces rwandaises de l’est de la RDC

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

New York, le 4 avril 2026 - NEW YORK / WASHINGTON, le 26 mars 2026 - Les États-Unis ont appelé au retrait immédiat des troupes rwandaises de l'est de la République démocratique du Congo, tout en annonçant des sanctions ciblées contre de hauts responsables militaires rwandais, lors d'un briefing au Conseil de sécurité des Nations Unies le 26 mars.

S'exprimant au nom de l'administration américaine, le conseiller principal pour les affaires africaines, Massad Boulos, a exprimé sa « profonde déception » face à ce que Washington a décrit comme une récente escalade du Rwanda dans l'est de la RDC, la qualifiant de « violation directe » des engagements pris dans le cadre de paix de Washington.

Les États-Unis ont évoqué la mise en œuvre des accords de Washington (4 décembre 2025), soulignant que même si certains progrès avaient été réalisés, les développements récents menaçaient de saper ce fragile processus.

Selon le communiqué américain, des sanctions ont été imposées aux membres des Forces de défense rwandaises (RDF), dont quatre généraux supérieurs, en réponse à leur rôle présumé dans les activités déstabilisatrices dans l'est du Congo.

Washington a réitéré son exigence du « retrait immédiat des forces rwandaises du territoire congolais », parallèlement à des appels renouvelés au respect de la souveraineté de la RDC et à des efforts intensifiés de Kinshasa pour neutraliser le groupe armé FDLR.

L'envoyé américain a également souligné l'importance de restaurer l'autorité de l'État dans les provinces du Kivu et de lutter contre l'exploitation illégale actuelle des ressources naturelles, qui, selon lui, continue d'alimenter le conflit.

Tout en reconnaissant le rôle des efforts de médiation régionaux et internationaux - y compris la MONUSCO et les initiatives dirigées par le Qatar et l’Afrique - Washington a souligné qu’une paix durable nécessiterait le strict respect des engagements de cessez-le-feu et une véritable volonté politique de toutes les parties.

Le communiqué fait également référence au meurtre d'un travailleur humanitaire français lors d'une attaque du 11 mars à Goma, présentant ses condoléances et soulignant les inquiétudes quant à la sécurité des civils dans la zone de conflit.

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