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Sécurité - 10 avril 2026

L'ONU met en garde contre des réductions potentiellement mortelles de l'aide aux

Par Sarah Ndaya3 min de lectureEnglish

Soudan, 9 avril 2026 ; Plus d'un million de réfugiés soudanais au Tchad sont confrontés à de sévères réductions des services humanitaires essentiels alors que le manque de financement menace de perturber la nourriture, l'eau, les abris et l'assistance médicale, ont prévenu jeudi les agences des Nations Unies. L'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le Programme alimentaire mondial (Programme alimentaire mondial) ont déclaré qu'ils étaient confrontés à un déficit de financement combiné de 428 millions de dollars, ce qui pourrait entraîner de nouvelles réductions s'il n'est pas résolu de toute urgence. La crise survient alors que le conflit au Soudan voisin approche de sa troisième année, entraînant des déplacements massifs au-delà des frontières et exerçant une forte pression sur les communautés d'accueil dans l'est du Tchad. Selon le HCR, les ressources actuelles sont suffisantes pour subvenir aux besoins d'une fraction seulement de la population réfugiée, laissant un grand nombre d'entre eux sans abri adéquat ni services de base. Dans plusieurs camps, l’approvisionnement en eau est bien inférieur aux normes humanitaires minimales, tandis que la surpopulation met à rude épreuve les systèmes d’éducation et de santé. Le PAM a déjà été contraint de réduire ses rations alimentaires, les femmes et les enfants étant parmi les plus touchés. Les agences humanitaires signalent également que des dizaines de milliers de réfugiés restent bloqués près des zones frontalières en raison d'un financement insuffisant pour être réinstallés vers des installations plus sûres à l'intérieur des terres. Les responsables humanitaires préviennent que des déficits persistants pourraient pousser les familles vulnérables à adopter des stratégies de survie de plus en plus dangereuses, notamment des repas réduits, des conditions de vie dangereuses et une exposition accrue aux maladies et à l’insécurité. Le Tchad accueille désormais l'une des plus grandes populations de réfugiés de la région par rapport à sa population, avec une pression particulièrement forte dans les provinces de l'Est où les réfugiés représentent une part importante des communautés locales. Les agences des Nations Unies appellent à un soutien international urgent pour empêcher une nouvelle détérioration des conditions et pour maintenir l'aide vitale dans les mois à venir.

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