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Illustration - Le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra une réunion à huis clos après une attaque meurtrière de drone à Goma

Sécurité - 22 mars 2026

Le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra une réunion à huis clos après une attaque meurtrière de drone à Goma

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Kinshasa, le 16 mars 2026 - Le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra mardi des consultations à huis clos pour discuter de l'escalade du conflit dans l'est de la RDC, suite à une attaque meurtrière de drone à Goma le 11 mars, qui a tué un membre du personnel de l'UNICEF. Cette réunion a été demandée par la France.

Plusieurs membres du Conseil devraient condamner cette attaque et souligner la nécessité de protéger les civils et les travailleurs humanitaires. La MONUSCO, la mission de l'ONU en RDC, a averti que les attaques contre le personnel de l'ONU pourraient constituer des crimes de guerre au sens du Statut de Rome.

La grève a également été condamnée par Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l'Union africaine, et par l'Union européenne, tous deux appelant à une enquête impartiale. Le gouvernement congolais a annoncé sa propre enquête le 13 mars.

Cette attaque coïncide avec une escalade de l'utilisation des drones dans l'Est, où les FARDC mènent une offensive contre le Mouvement du 23 mars (M23). Les discussions au Conseil devraient se concentrer sur l’établissement d’un cessez-le-feu permanent, conformément à la résolution 2808 du Conseil de sécurité, adoptée le 19 décembre 2025, qui a renouvelé le mandat de la MONUSCO.

Le Secrétaire général de l’ONU a recommandé une approche « progressive, adaptable et conditionnelle » pour soutenir le cessez-le-feu, notamment le déploiement de bataillons d’infanterie légère, d’une unité de déploiement rapide et d’une équipe avancée d’évacuation médicale, avec 1 500 à 2 500 soldats supplémentaires potentiellement nécessaires au Nord et au Sud-Kivu.

Les récentes tensions ont été aggravées par les sanctions américaines contre les responsables militaires rwandais et les Forces de défense rwandaises (RDF), le 2 mars. Kinshasa a salué ces sanctions, tandis que Kigali les a dénoncées comme unilatérales.

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