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Illustration - Un rapport de l'ONU identifie l'AFC/M23 comme le principal auteur de violations des droits humains dans l'Est

Sécurité - 1 juillet 2026

Un rapport de l'ONU identifie l'AFC/M23 comme le principal auteur de violations des droits humains dans l'Est

Par Sarah Ndaya2 min de lecture

Kinshasa, le 1er juillet 2026 - La dernière évaluation de la situation sécuritaire dans l'est de la République démocratique du Congo place le mouvement armé AFC/M23 au centre des violations signalées les plus graves du droit international humanitaire commises dans la région.

Le rapport final des Nations Unies publié en juin 2026 souligne que le groupe est responsable de la plus grande part des abus documentés parmi les acteurs armés non étatiques opérant dans l’est de la RDC. Les résultats mettent en évidence un schéma de violence marqué par des meurtres systématiques présumés, la destruction de villages et l'incendie des moyens de subsistance locaux, en particulier dans les chefferies de Bwito et de Bwisha du territoire de Rutshuru.

Le rapport souligne également les graves conséquences humanitaires dans les zones touchées par le conflit, notamment à Minembwe, où les restrictions de mouvement et d'accès ont laissé certaines parties de la communauté Banyamulenge confrontées à des difficultés pour obtenir des biens et services essentiels.

La violence sexuelle reste l’une des dimensions les plus alarmantes de la crise. Le rapport décrit les abus contre les femmes et les filles liés au conflit comme ayant atteint des niveaux sans précédent depuis 2024, l’AFC/M23 étant identifié comme le principal auteur parmi les acteurs impliqués.

Dans le même temps, l’évaluation souligne de graves violations commises par les forces de l’État, identifiant les FARDC comme le principal acteur étatique responsable des abus. Les résultats soulignent la complexité du conflit, impliquant de multiples acteurs armés et des récits concurrents, au-delà d’une interprétation unique centrée uniquement sur l’agression extérieure.

Alors que les combats se poursuivent dans l’est de la RDC, les allégations d’abus généralisés exercent une pression supplémentaire sur les efforts nationaux et internationaux visant à protéger les civils, à garantir les responsabilités et à trouver une solution politique durable à la crise.

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