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Illustration - L'ONU propose des initiatives pour renforcer la gouvernance et lutter contre les flux illicites

Sécurité - 8 mars 2026

L'ONU propose des initiatives pour renforcer la gouvernance et lutter contre les flux illicites

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Minéraux critiques, le 7 mars 2026 - Lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies sur l'énergie, les minéraux critiques et la sécurité, l'importance croissante des minéraux critiques dans l'économie mondiale a été soulignée. Les minéraux tels que le lithium, le cobalt et le nickel sont désormais essentiels aux technologies numériques et à la transition énergétique, le commerce des minéraux bruts et semi-transformés atteignant 2 500 milliards de dollars en 2023. La demande devrait tripler d’ici 2030 et quadrupler d’ici 2040, créant ainsi des opportunités de création d’emplois, de diversification économique et de développement durable.

L'ONU a défini trois priorités clés pour garantir que les pays touchés par un conflit bénéficient de manière responsable de leurs ressources naturelles. Premièrement, l’exploitation doit conduire à des résultats justes et équitables, en renforçant les institutions nationales, les cadres réglementaires et les capacités de transformation, tout en atténuant les impacts négatifs. Deuxièmement, une action multilatérale et régionale est nécessaire pour améliorer la traçabilité, lutter contre les flux illicites et construire des chaînes d’approvisionnement résilientes. Troisièmement, des outils de médiation doivent être déployés pour résoudre les conflits liés aux ressources naturelles, en favorisant les relations de coopération et en permettant aux parties de partager équitablement les bénéfices.

La session intervient dans un contexte de conflit en cours dans l'est de la RDC, où la rébellion AFC/M23 occupe des zones au Nord et au Sud-Kivu. Le gouvernement congolais considère ces attaques comme faisant partie d’une guerre économique visant à piller des minerais essentiels, tout en fournissant un soutien militaire aux rebelles. Le Rwanda nie toute implication, citant la menace des FDLR, un groupe ayant une idéologie génocidaire, et décrivant la situation comme étant liée aux préoccupations de sécurité de la communauté tutsie.

Les efforts visant à résoudre les tensions comprennent le processus de Washington, traitant des relations entre Kinshasa et Kigali, et le processus de Doha, axé sur la crise de l'AFC/M23. Malgré ces initiatives, les hostilités persistent, mettant en danger les populations civiles et aggravant les conditions humanitaires dans un contexte de déclin de l’aide internationale.

L’ONU a souligné qu’une gestion équitable et responsable des minéraux essentiels pourrait sortir des millions de personnes de la pauvreté, promouvoir la paix et soutenir le développement durable, mais seulement si la gouvernance, la traçabilité et la diplomatie sont efficacement appliquées.

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