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Politique - 17 août 2026

La dirigeante du Parti Umma exige un Code de conduite avant les pourparlers de paix

Par Amina Kabasele2 min de lecture

Khartoum, le 17 août 2026 - La vice-présidente du Parti Umma national, Mariam al-Sadiq al-Mahdi, a appelé à un code de conduite contraignant entre les dirigeants militaires et les groupes civils avant tout pourparler de paix interne, arguant que la construction de la confiance est essentielle pour des négociations crédibles.

Sa position a fait suite à la proposition d'Abdel Fattah al-Burhan d'immunité contre les poursuites et de garanties de sécurité pour les participants aux consultations internes prévues. Mahdi a déclaré que de telles assurances seraient insuffisantes sans des mesures concrètes pour rétablir la confiance entre les forces armées et le public.

Elle a affirmé que les étapes préliminaires devraient inclure l'abandon des charges criminelles motivées politiquement, la fin de la présence militaire dans les centres urbains, l'arrêt des incitations à la violence, et la garantie de la liberté de circulation. Le Parti Umma national lui-même s'est fracturé pendant la guerre, avec des blocs rivaux s'alignant avec l'armée, les Forces de soutien rapide, ou restant neutres.

Mahdi a également averti que la médiation internationale impliquant les Nations Unies, l'Union africaine, l'Union européenne, l'IGAD, et la Ligue arabe resterait limitée sans un mandat plus clair et une coordination renforcée.

Cette demande met en lumière un obstacle fondamental aux perspectives de transition du Soudan : les partis civils cherchent des garanties exécutoires avant d'entrer dans un processus dominé par des acteurs armés, alors que la guerre continue d'éroder la crédibilité institutionnelle.

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