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Économie - 6 août 2026

L'Ouganda pousse les banques à réduire les coûts de crédit pour les fabricants

Par Jean-Marc Okito2 min de lecture

Kampala, le 6 août 2026 - Le ministre d'État au Commerce, à l'Industrie et aux Coopératives, David Bahati, a exhorté les banques commerciales à abaisser les taux d'intérêt pour les fabricants, avertissant que le crédit coûteux freine l'agenda de croissance industrielle de l'Ouganda.

S'exprimant lors du troisième symposium financier annuel de l'Association des fabricants ougandais à Kampala, Bahati a déclaré qu'un financement abordable est essentiel si les fabricants souhaitent étendre leur production, investir dans des capacités à long terme et contribuer plus fortement à la transformation économique. Il a présenté la question comme une contrainte structurelle à l'industrialisation plutôt qu'une plainte à court terme des entreprises.

Bahati a indiqué que les fabricants génèrent généralement des taux de rendement internes compris entre 8 % et 12 %, tandis que les taux d'intérêt commerciaux varient souvent de 18 % à 24 %. Emprunter à ces niveaux, a-t-il déclaré, rend difficile pour les entreprises d'atteindre le seuil de rentabilité, d'étendre leurs opérations ou d'entreprendre des investissements majeurs en capital.

Ces remarques soulignent une tension persistante dans la stratégie du secteur privé de l'Ouganda : le gouvernement souhaite que la fabrication stimule la valeur ajoutée et la création d'emplois, mais des taux d'intérêt élevés limitent la capacité des entreprises à financer des machines, du fonds de roulement et leur expansion. Pour les investisseurs, l'écart des coûts de crédit reste un facteur clé influençant le rythme du développement industriel et la compétitivité de la production nationale.

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