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Sécurité - 29 avril 2026

Le réseau américain de sanctions accusé de recruter des combattants étrangers pour les

Par Amina Kabasele3 min de lectureEnglish

Washington, le 17 avril 2026 - Les États-Unis ont imposé des sanctions à un réseau d’individus et d’entreprises accusés de recruter des combattants étrangers pour soutenir les Forces de soutien rapide (RSF) soudanaises, dans le but de perturber l’implication extérieure dans la guerre du pays. Le département du Trésor américain a identifié ce qu’il décrit comme un système de recrutement structuré qui a facilité le déploiement de centaines de combattants étrangers - principalement d’anciens soldats colombiens - au Soudan depuis 2024. Ces combattants auraient pris part à des opérations militaires majeures, notamment des batailles au Darfour Nord. Parmi les personnes sanctionnées figure José Oscar Garcia Batte, un ancien colonel de l'armée accusé d'avoir utilisé une entreprise privée pour recruter du personnel spécialisé tel que des tireurs d'élite et des opérateurs de drones. Son frère, Omar Fernando Garcia Batte, a également été désigné pour son rôle présumé dans la gestion d'une structure de recrutement parallèle opérant sous différentes identités d'entreprise. Les autorités ont en outre ciblé plusieurs entités accusées de servir de façade à ces activités, notamment des entreprises impliquées dans le recrutement de personnel et la facilitation financière. Une société basée au Panama a été identifiée comme un intermédiaire clé utilisé pour acheminer les fonds et masquer les transactions liées au réseau. Selon des responsables américains, certaines des entités sanctionnées avaient tenté d’échapper aux restrictions antérieures en changeant de nom et en créant de nouvelles structures d’entreprise. Les sanctions ont été imposées en vertu d'un décret ciblant les acteurs accusés de contribuer à l'instabilité au Soudan et de saper les efforts de paix. Les autorités américaines ont déclaré que le recrutement de mercenaires étrangers avait intensifié le conflit et contribué aux souffrances des civils. Ces mesures font partie d'efforts plus larges visant à freiner le soutien extérieur aux groupes armés au Soudan, où l'implication de combattants étrangers et de réseaux financiers continue de compliquer les perspectives de résolution du conflit.

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