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Critique de la justice à deux vitesses et treize affaires internationales à l'ordre du jour du gouvernement

Justice - 3 août 2026

Critique de la justice à deux vitesses et treize affaires internationales à l'ordre du jour du gouvernement

Par Amina Kabasele2 min de lecture

Kinshasa, le 3 août 2026 - La juriste Lilas Sansa a salué publiquement la récente condamnation de Roger Lumbala en France pour complicité de crimes contre l'humanité sous le principe de la compétence universelle. Cependant, elle a critiqué ce qu'elle décrit comme un système judiciaire à deux vitesses, notamment en ce qui concerne Jean-Pierre Bemba, qui a été lié à la même opération 'Effacer le tableau'. Sansa a souligné que l'histoire de Bemba comprend une condamnation par la Cour pénale internationale (CPI), qui a ensuite été annulée en appel, ainsi que ses nominations ultérieures dans les gouvernements du président Félix Tshisekedi. Cette situation, selon Sansa, met en lumière un manque troublant de volonté politique pour clarifier les chaînes de responsabilité qui incluent des ressortissants étrangers impliqués dans le paysage juridique complexe de la RDC.

Dans un développement connexe, lors de la réunion du Conseil des ministres du 31 juillet, le ministre de la Justice Guillaume Ngefa a exposé les défis juridiques actuels de la RDC, révélant que le pays fait face à 13 litiges internationaux. Ces litiges doivent être traités devant divers organes juridiques internationaux, y compris le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), la Cour internationale d'arbitrage de la CPI, et la Cour commune de justice et d'arbitrage (CCJA) de l'OHADA, ainsi que devant des tribunaux d'États étrangers. Ngefa a souligné que ces questions représentent une préoccupation stratégique en matière de gouvernance qui nécessite une approche intégrée de la défense judiciaire, de la prévention des risques et de la protection des biens publics. Il a noté que des réformes visant à renforcer les capacités institutionnelles, financières et juridiques pour la défense sont en cours, notamment à la lumière des controverses passées concernant l'exploitation minière, les investissements et les attributions de marchés.

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