Illustration — F lix Tshisekedi - 2019

Sécurité - 14 mai 2026

Tshisekedi et Museveni examinent l’opération Shujaa au milieu de nouvelles attaques des

Par Amina Kabasele3 min de lectureEnglish

KAMPALA, le 12 mai 2026 - Félix Tshisekedi et Yoweri Museveni ont tenu à Kampala des entretiens axés sur les progrès de l'opération Shujaa, l'offensive militaire conjointe menée par les forces congolaises et ougandaises contre les Forces démocratiques alliées (ADF) et d'autres groupes armés opérant dans l'est de la République démocratique du Congo.

La réunion s'est déroulée dans un contexte de reprise des attaques meurtrières attribuées aux ADF dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, malgré la poursuite des opérations militaires conjointes lancées en novembre 2021 par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et l'Uganda People's Defence Force (UPDF).

Au cours des échanges, Félix Tshisekedi a souligné l'importance que les deux pays attachent à la sécurité et à la stabilité dans la région des Grands Lacs, notamment dans les zones opérationnelles où les deux armées continuent de collaborer étroitement.

Le président congolais a salué la qualité des échanges avec son homologue ougandais en matière de coopération militaire, même si aucune évaluation détaillée des résultats de l’opération n’a été rendue publique.

L'opération Shujaa a été lancée pour démanteler les groupes insurgés affiliés à l'État islamique et aux ADF, accusés de massacres de civils, de violences sexuelles, de recrutement forcé de mineurs et d'établissement de systèmes de taxation illégaux dans les territoires sous leur influence.

Malgré la campagne militaire et l'état de siège prolongé dans l'est de la RDC, les attaques continuent de toucher plusieurs localités, notamment dans le territoire de Beni au Nord-Kivu et à Mambasa et d'autres zones de l'Ituri. Ces zones sont devenues des épicentres de l’activité des ADF, avec de récentes attaques signalées malgré le déploiement de troupes congolaises et ougandaises.

L'insécurité persistante a encore aggravé la situation humanitaire, provoquant des déplacements de population et augmentant la frustration des communautés locales qui se sentent abandonnées par les autorités.

Les violences ont également suscité des réactions de la part de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), qui a condamné les attaques contre les civils et a exhorté tous les acteurs à respecter le droit international.

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