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Illustration - Trois officiers des FARDC condamnés à mort pour désobéissance dans une affaire impliquant des allégations

Justice - 11 juillet 2026

Trois officiers des FARDC condamnés à mort pour désobéissance dans une affaire impliquant des allégations

Par Jean-Marc Okito2 min de lecture

Beni, le 11 juillet 2026 - Le tribunal militaire de garnison de Beni a condamné à mort trois officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) pour violation des ordres militaires et désertion pendant l'état de siège, dans une affaire impliquant deux individus accusés d'avoir revendiqué illégalement l'autorité de commandement au sein du mouvement Wazalendo.

Le verdict a été rendu vendredi soir 10 juillet 2026, à Beni, chef-lieu administratif provisoire de la province du Nord-Kivu, à l'issue d'un procès sommaire devant la juridiction militaire.

Les lieutenants Ilunga Jean Claude et Kasereka Maneno Achile, ainsi que le capitaine Makambo Moninda John, ont été reconnus coupables de désobéissance aux ordres et de simple désertion au titre des mesures exceptionnelles de sécurité en vigueur dans la région.

Dans la même affaire, Paluku Timothé Bonheur, qui se présentait comme un commandant Wazalendo, et son associé Kaseraka Valyali Dalmon, ont été condamnés chacun à 20 ans de prison. Le tribunal les a reconnus coupables d'avoir encouragé des militaires à commettre des actes contraires à la discipline militaire, de diffuser de fausses informations et de contribuer à la circulation de rumeurs susceptibles de porter atteinte à l'ordre public.

Cependant, le tribunal a acquitté les deux accusés des accusations liées au braconnage et à l'appropriation illégale de main-d'œuvre, qui avaient également été examinées au cours de la procédure.

Selon les conclusions du parquet, Paluku Timothé Bonheur se présenterait comme un « général » au sein du mouvement Wazalendo et exploiterait un réseau de recrutement clandestin basé dans le quartier Malepe de la commune de Beu à Beni.

Le tribunal a appris que, sous prétexte de commander un groupe armé connu sous le nom de « Ngoles », il aurait recruté des civils et des membres des FARDC sans autorisation légale, tout en utilisant le label de Réserve de défense armée (RAD) sans mandat officiel.

Les procureurs militaires ont fait valoir que les activités de recrutement exploitaient les frustrations des jeunes et de certains combattants, servant leurs ambitions personnelles plutôt que de contribuer aux efforts de défense nationale.

Les soldats condamnés étaient accusés d'avoir été influencés par Paluku Timothé Bonheur, qui prétendait également coordonner le CONAP, une organisation qu'il a décrite comme représentant les groupes Wazalendo à travers le pays.

Le procès, qui a débuté mardi, s'est conclu vendredi avec le placement sous autorité judiciaire des condamnés. Le tribunal militaire leur a également rappelé qu'ils disposent d'un délai de cinq ans pour faire appel de la décision.

Cette décision intervient dans le cadre des efforts continus déployés par les autorités congolaises pour renforcer la discipline militaire et réglementer les groupes armés opérant dans l'est de la RDC, où de multiples acteurs de la sécurité et milices locales restent actifs aux côtés des forces gouvernementales.

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