Illustration — Sudan. Khartoum. Bridge across Blue Nile from Khartou 551d47473a

Justice - 13 mai 2026

Le procureur soudanais ordonne la conclusion rapide des enquêtes sur les crimes de

Par Amina Kabasele3 min de lectureEnglish

Khartoum, le 14 mai 2026 - Le procureur général du Soudan a ordonné jeudi l'achèvement accéléré des enquêtes sur les crimes commis dans les zones touchées par le conflit en cours, alors que les autorités s'efforcent de faire progresser les efforts de responsabilisation liés aux violations du droit humanitaire national et international.

La directive a été publiée lors de la première réunion du Comité national d'enquête sur les crimes et violations du droit national et du droit international humanitaire à son siège permanent dans l'État de Khartoum.

La séance était présidée par le procureur général Intisar Ahmed Abdel Aal, aux côtés de hauts responsables du parquet et de membres du comité. Selon un communiqué du parquet, le procureur général a souligné l'importance de conclure les enquêtes sur les abus commis contre les civils dans les zones de conflit afin de traduire les auteurs en justice.

Le comité a examiné les progrès opérationnels, les rapports périodiques et les mécanismes visant à améliorer l'efficacité après le transfert de son siège à Khartoum.

Abdel Aal a également souligné la nécessité d'accélérer la mise en œuvre des programmes du comité pour atteindre ses objectifs, les procureurs soulignant les efforts en cours pour documenter les violations et lutter contre l'impunité.

Les autorités ont indiqué qu'environ 12 400 plaintes pénales avaient été enregistrées jusqu'à présent contre des membres des Forces de soutien rapide (RSF). Le groupe paramilitaire fait face à des accusations de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité, de nettoyage ethnique, de violences sexuelles, de pillages et de déplacements forcés dans plusieurs États soudanais, notamment Khartoum, Al Jazirah, le Nil Blanc, le Nil Bleu, Sennar, le Darfour et le Kordofan.

Plusieurs dirigeants de RSF, parmi lesquels le commandant Mohamed Hamdan Daglo et ses frères Abdel Rahim et Al-Qoni Daglo, sont actuellement jugés par contumace pour avoir mené une guerre contre l'État, porté atteinte à l'ordre constitutionnel et commis des crimes de guerre.

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