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Économie - 6 août 2026

Le Soudan prévoit une croissance de 9 % malgré les dommages de la guerre et la crise énergétique

Par Jean-Marc Okito2 min de lecture

Khartoum, le 6 août 2026 - Le ministère des Finances du Soudan a prévu une croissance du produit intérieur brut de 9 % cette année alors que l'inflation ralentit, offrant une perspective optimiste pour une économie encore fortement contrainte par la guerre entre l'armée et les Forces de soutien rapide. La prévision du ministre des Finances Gibril Ibrahim contraste avec les estimations des Nations Unies qui indiquent que la croissance annuelle ne dépasserait pas 1,2 % jusqu'en 2043 après une contraction de 12 % en 2023.

Le ministère de la Culture et de l'Information a déclaré que la croissance devrait s'accélérer par rapport à 1,7 % l'année dernière, soutenue par des efforts pour élargir l'assiette fiscale sans augmenter les taux. L'inflation a ralenti à 51,28 % en juillet, bien que cette baisse intervienne dans un contexte de pouvoir d'achat sévèrement affaibli, de dépréciation de la monnaie et de coûts de la vie élevés.

Le gouvernement continue de fonctionner sous un budget d'urgence alors que les revenus restent contraints et que les dépenses militaires augmentent. Les ministres ont également examiné les coupures de courant généralisées causées par un incendie de transformateur au barrage de Merowe, qui a perturbé l'électricité à Khartoum, dans l'État du Nil, dans les États du Nord et de la Mer Rouge.

Des responsables de l'énergie ont déclaré que des pièces de rechange importées étaient arrivées et que la production thermique était augmentée pour couvrir les déficits. Le secteur de l'électricité du Soudan a subi près de 3 milliards de dollars de dommages aux infrastructures en temps de guerre, obligeant les ménages et les entreprises à compter de plus en plus sur des systèmes solaires coûteux.

Le cabinet a également examiné des projets de lois sur la cybersécurité, la protection des données, l'intelligence artificielle et la transformation numérique avant un examen plus approfondi par le Conseil souverain et le Cabinet agissant en tant que parlement temporaire.

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