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Illustration - Une pétition du Sénat cible Modeste Bahati Lukwebo pour son opposition à la Constitution

Politique - 8 mars 2026

Une pétition du Sénat cible Modeste Bahati Lukwebo pour son opposition à la Constitution

Par Sarah Ndaya3 min de lecture

KINSHASA, le 5 mars 2026 - Un jour seulement après s'être publiquement opposé à un projet de révision constitutionnelle défendu par le président Félix Tshisekedi et l'Union sacrée de la Nation, Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat et chef de l'AFDC-A, est devenu la cible d'une pétition formelle à la chambre haute du Parlement.

L’initiative, dirigée par le sénateur Dany Kabongo Bondanya, critique les propos de Bahati Lukwebo comme étant « totalement inappropriés » et irrespectueux envers le président, compte tenu en particulier de son rôle de premier plan au Sénat et au présidium de l’Union sacrée. Kabongo a souligné que Bahati Lukwebo aurait dû consulter le Président, décrit comme « l'autorité morale » de l'Union sacrée, avant d'exprimer son opposition personnelle.

Lors d'une conférence de presse le 4 mars, Bahati Lukwebo avait rejeté le débat sur la modification de la Constitution, le qualifiant de faux et politiquement motivé, arguant que le véritable problème réside dans l'échec de la mise en œuvre de la loi existante, et non dans la loi elle-même. Il a appelé les acteurs politiques à se concentrer sur une gouvernance pratique au bénéfice du peuple congolais plutôt que de poursuivre des amendements constitutionnels.

La pétition reflète les tensions croissantes au sein de l’Union sacrée, avec des personnalités de haut rang telles que Déo Bizibu, secrétaire général de l’UDPS, critiquant publiquement la position de Bahati Lukwebo comme étant contraire à la vision de la coalition. Kabongo Bondanya a promis une déclaration détaillée décrivant les motifs d'une éventuelle destitution de ses fonctions avant la session parlementaire de mars.

Ce conflit en cours souligne la sensibilité politique accrue en RDC concernant d’éventuelles réformes constitutionnelles et l’équilibre des pouvoirs entre le président et les hauts membres de la coalition au pouvoir.

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