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Illustration - Le Rwanda prévient que l’augmentation du salaire minimum pourrait entraîner des pertes d’emplois sans croissance de la productivité

Politique - 9 juillet 2026

Le Rwanda prévient que l’augmentation du salaire minimum pourrait entraîner des pertes d’emplois sans croissance de la productivité

Par Sarah Ndaya2 min de lecture

KIGALI, le 9 juillet 2026 - Le Premier ministre rwandais, Justin Nsengiyumva, a appelé à la prudence dans les discussions sur l'introduction d'un salaire minimum national, avertissant qu'une politique mal conçue pourrait accroître le chômage si les entreprises sont incapables d'absorber des coûts de main-d'œuvre plus élevés.

S'adressant au Parlement le 9 juin 2026, tout en présentant les efforts du gouvernement pour renforcer la capacité économique et améliorer le bien-être des citoyens, le Premier ministre a déclaré que l'augmentation de la productivité et des revenus des travailleurs devrait rester une priorité plutôt que d'imposer un salaire minimum sans tenir compte des réalités économiques.

Le salaire minimum actuel au Rwanda remonte à 1974 et fixe un paiement journalier de 100 francs rwandais aux salariés travaillant pour d’autres.

Le Dr Nsengiyumva a déclaré que les discussions salariales devraient faire la distinction entre un salaire de base et un salaire vital qui permet aux travailleurs de subvenir aux besoins de leur famille, de couvrir leurs besoins essentiels et de maintenir un niveau de vie décent.

Il a fait valoir que les employeurs doivent également être pris en compte dans toute réforme salariale, car les salaires sont payés à partir des revenus des entreprises.

Le Premier ministre a donné l'exemple d'une entreprise employant 10 travailleurs à 50 000 francs rwandais chacun par mois, affirmant que forcer l'employeur à doubler les salaires sans augmentation correspondante des revenus pourrait rendre impossible le maintien du même effectif.

Il a averti que même si une loi sur le salaire minimum peut paraître bénéfique, elle pourrait échouer en pratique si les employeurs n'ont pas la capacité financière de s'y conformer.

Selon lui, certaines entreprises pourraient répondre à des exigences salariales plus élevées en réduisant leurs effectifs, transformant ainsi une politique destinée à améliorer la vie des travailleurs en une source de chômage.

Le Dr Nsengiyumva a déclaré que la question nécessite un large débat qui équilibre les conditions de vie des travailleurs et la capacité des entreprises et des industries à maintenir l’emploi.

Il a reconnu que certains secteurs paient encore des salaires très bas, notamment les travailleurs gagnant environ 1 500 francs rwandais, et a déclaré que le gouvernement s'efforçait de combler ces écarts.

Le gouvernement s’est également attaché à garantir que les fonds alloués aux salaires quotidiens des travailleurs des projets de développement soient entièrement versés aux employés plutôt que d’être réduits par des intermédiaires.

Depuis le premier trimestre 2025, le Rwanda a enregistré la création de plus de 240 000 emplois dans le cadre des efforts visant à élargir les opportunités d'emploi et à renforcer les revenus des ménages.

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