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Illustration - Le Rwanda met en garde contre la répétition des « erreurs de 1994 » concernant la violence dans l’est de la RDC

Sécurité - 22 mars 2026

Le Rwanda met en garde contre la répétition des « erreurs de 1994 » concernant la violence dans l’est de la RDC

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

Kigali, le 23 mars 2026 - Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération, Olivier Nduhungirehe, a appelé la communauté internationale à agir de manière décisive pour prévenir les atrocités dans l'est de la République démocratique du Congo, mettant en garde contre une répétition des échecs qui ont conduit au génocide contre les Tutsi.

S'exprimant lors d'une conférence internationale axée sur la mémoire, la réconciliation et la reconstruction, Nduhungirehe a souligné la nécessité de tirer les leçons des tragédies passées pour faire face aux risques actuels. Il a souligné la violence continue dans l'est de la RDC, affirmant que les communautés, en particulier les populations tutsi, y compris les Banyamulenge, sont prises pour cible.

« Dans l'est de la République démocratique du Congo, ceux qui sont animés par une idéologie ciblant les communautés tutsi continuent de perpétrer des violences, des meurtres et des déplacements de population », a-t-il déclaré.

Le ministre a averti que le silence face à de tels signes avant-coureurs équivalait à une complicité, exhortant la communauté internationale à réagir avant que la situation ne dégénère davantage. "Nous devons mettre cela en lumière. Garder le silence lorsque de tels signes sont visibles est de la complicité", a-t-il déclaré.

Nduhungirehe a également fait référence aux engagements mondiaux antérieurs pris après des atrocités majeures, notamment l’Holocauste, notant que malgré la promesse de « plus jamais ça », des tragédies similaires se sont produites.

Il a en outre lié la situation actuelle dans l'est de la RDC aux conséquences du génocide de 1994, en particulier à la présence de groupes armés tels que les FDLR, que le Rwanda accuse de perpétuer la violence dans la région.

Selon Kigali, les attaques contre les communautés congolaises de langue kinyarwanda se poursuivent, avec des allégations selon lesquelles plusieurs acteurs armés seraient impliqués. Le Rwanda a appelé à plusieurs reprises la communauté internationale à reconnaître et à réagir à ces évolutions, arguant que les signes avant-coureurs ne doivent pas être ignorés.

Ces remarques surviennent dans un contexte de tensions persistantes entre le Rwanda et la RDC, Kinshasa accusant Kigali de soutenir la rébellion de l'AFC/M23 - une allégation que le Rwanda nie - compliquant davantage les efforts de stabilisation de la région.

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