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Illustration - Le Rwanda appelle l'ONU à appliquer le droit international de manière égale pour tous les pays

Sécurité - 8 février 2026

Le Rwanda appelle l'ONU à appliquer le droit international de manière égale pour tous les pays

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

New York, le 28 janvier 2026 - L'ambassadeur du Rwanda auprès des Nations Unies, Martin Ngoga, a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à ne pas cibler sélectivement les pays en développement tout en ignorant les violations commises par des nations puissantes. Ces remarques ont été faites lors d'un débat organisé par la Somalie sur l'application du droit international.

L'ambassadeur Ngoga a souligné que le droit international existe, mais que son application est incohérente. "L'effondrement du respect de la loi n'a pas commencé hier... les principes n'étaient respectés que lorsque cela était nécessaire", a-t-il déclaré, mettant en évidence que les violations graves sont souvent ignorées lorsqu'elles sont commises par des États influents, tandis que les pays en développement sont punis de manière disproportionnée.

Il a critiqué le conseil pour avoir retardé l'action même lorsque des civils meurent et pour avoir échoué à prévenir la persécution ethnique, affirmant : "Les violations du droit international humanitaire sont discutées plutôt que condamnées. Le silence et la discrimination détruisent la confiance plus rapidement que n'importe quelle arme."

Ngoga a souligné que les préoccupations en matière de sécurité de tous les États doivent être prises au sérieux, quelle que soit leur taille ou leur puissance. "L'application sélective... sape la crédibilité de cette institution. La question n'est pas de savoir si l'État de droit est nécessaire, mais si nous voulons l'appliquer de manière égale pour tous les pays, grands et petits", a-t-il déclaré.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a reconnu que les pays puissants dictent souvent ce qui est considéré comme acceptable, en particulier lors de conflits et de divisions, créant un "mur" qui influence le droit international de manière sélective.

L'ambassadeur Ngoga a conclu qu'il est essentiel que le droit international soit efficace, que les organisations régionales et internationales coopèrent, et que les agences de l'ONU aient besoin d'une coordination plus forte pour garantir une application égale dans tous les pays.

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