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Illustration - Le ministère rwandais de l’Environnement interrogé sur la perte de forêts de 1,2 milliard de Frw

Afrique - 8 mars 2026

Le ministère rwandais de l’Environnement interrogé sur la perte de forêts de 1,2 milliard de Frw

Par Sarah Ndaya3 min de lecture

Kigali, le 8 mars 2026 - La Chambre des Députés a demandé des explications au Ministère de l'Environnement concernant une perte de 1,2 milliard de Frw causée par la mauvaise gestion des contrats entre le Gouvernement du Rwanda et Sawmill East Africa Ltd (SEAL), la question a été soulevée lors d'une séance plénière le 4 mars 2026.

L'inquiétude vient des accords de gestion forestière pour les forêts de Shariyo et Ntobo I, II, III, qui n'auraient pas été respectés, entraînant d'importantes pertes financières. Un audit conjoint du ministère de l'Environnement, de l'Autorité forestière du Rwanda (RFA) et de SEAL, lancé le 17 février 2025, a révélé des pertes totales de 1 238 244 838 Rwf, dont plus de 1,1 milliard de Rwf en récoltes de bois impayées et 9,08 millions de Rwf en baux fonciers impayés.

Le ministère a confirmé que SEAL avait accepté de rembourser les pertes, même si le paiement n'a pas encore été effectué. Le Service forestier a informé les députés que la résiliation du contrat est presque terminée, avec l'espoir d'un remboursement intégral dans les 30 jours.

La présidente de la Commission des terres, de l'agriculture, de l'élevage et de l'environnement, Muzana Alice, a déclaré que des mesures sont prises pour éviter de futures pertes, notamment en exigeant que les entrepreneurs paient 100 % des coûts des arbres avant la récolte et en renforçant le contrôle des contrats.

Le Parlement a également demandé au ministère d'établir des règles claires pour la collaboration entre la RFA, les districts et la ville de Kigali, garantissant ainsi des rapports continus et opportuns sur la gestion forestière à l'échelle nationale. Cette directive doit être mise en œuvre dans un délai de deux mois.

Cette affaire met en évidence l’importance de la responsabilité dans les contrats entre l’État et les forêts et la nécessité d’une surveillance solide pour protéger les ressources publiques.

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