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Justice - 27 mai 2026

Le Rwanda étend ses mécanismes de justice alternative pour promouvoir la réconciliation

Par Amina Kabasele3 min de lectureEnglish

KIGALI, 25 mai 2026 - Le Rwanda intensifie ses efforts pour renforcer les mécanismes alternatifs de règlement des différends, les hauts responsables judiciaires soulignant que la justice doit se concentrer non seulement sur la punition mais également sur la réconciliation, l'harmonie sociale et la guérison communautaire.

S'exprimant lors d'une réunion du secteur de la justice le 22 mai, la juge de la Cour suprême Aloysie Cyanzayire a déclaré que le recours croissant du pays au règlement non judiciaire des différends reflète une vision plus large de la justice visant à restaurer les relations et à préserver la cohésion sociale.

« La justice n'est pas seulement une question de punition », a déclaré Cyanzayire aux participants. « Il s’agit également de réconcilier les relations, d’unir les familles et de sauvegarder la dignité humaine. »

La réunion a réuni des dirigeants du secteur de la justice pour évaluer les progrès et explorer les moyens de renforcer davantage la médiation, la négociation de plaidoyer et d'autres alternatives aux procédures judiciaires traditionnelles.

Selon les responsables, le programme de règlement alternatif des différends du Rwanda, lancé en 2022, a produit des résultats significatifs. Plus de 34 000 affaires pénales ont été réglées par la négociation de plaidoyer depuis son introduction, tandis que 1 335 affaires pénales ont été résolues par la médiation au cours de la seule année 2026.

Cyanzayire a déclaré que les résultats positifs démontrent la nécessité d'élargir l'initiative, exprimant l'espoir qu'à l'avenir, seuls les différends qui ne peuvent être résolus par des moyens alternatifs seront portés devant les tribunaux.

Les autorités judiciaires rapportent que le programme a contribué à une baisse de la criminalité dans les communautés rurales, où les taux de criminalité ont chuté de 24,4 pour cent au cours de l'exercice 2024/2025. L’initiative a également contribué à réduire les arriérés judiciaires, qui sont passés de 62 pour cent en 2022 à 49 pour cent en 2025.

Pour soutenir davantage cette politique, l'Institut de pratique et de développement juridiques (ILPD) a lancé un programme de formation national sur la négociation de plaidoyer et la médiation entre victime et délinquant. Se déroulant de mai à juillet 2026, le programme cible les juges, les procureurs, les enquêteurs et les avocats.

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