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Illustration - Rwanda-Burundi : les évêques catholiques expriment leur espoir de réouverture des frontières fermées

Économie - 22 mars 2026

Rwanda-Burundi : les évêques catholiques expriment leur espoir de réouverture des frontières fermées

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Kigali, le 12 mars 2026 - Les évêques catholiques du Rwanda et du Burundi ont exprimé l'espoir que les frontières terrestres entre les deux pays, fermées depuis janvier 2024, rouvriront bientôt, permettant la reprise des voyages et du commerce transfrontaliers.

Ces remarques ont été faites lors d'une réunion conjointe des conférences épiscopales des deux pays qui s'est tenue à Kigali du 9 au 11 mars 2026. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération et la réponse aux défis auxquels sont confrontées les populations locales, en particulier les communautés chrétiennes.

S'adressant à la presse, Joachim Ntahondeeye, évêque du diocèse de Muyinga et président de la Conférence des évêques catholiques du Burundi, a exhorté les croyants à ne pas perdre espoir malgré la fermeture prolongée des frontières. Il a souligné que la situation est temporaire, notant que « les raisons de la fermeture finiront par disparaître » et que les gens pourront à nouveau « voyager et coopérer comme avant ».

Il a également encouragé ceux qui en ont les moyens à continuer à utiliser le transport aérien, qui reste opérationnel, comme moyen de maintenir les échanges d'idées et de promouvoir le développement et la paix entre les deux nations.

De son côté, Antoine Kambanda, archevêque de Kigali et président de la Conférence des évêques catholiques du Rwanda, a souligné l'importance symbolique de la rencontre. Il a noté que la délégation burundaise est arrivée à Kigali par voie aérienne, démontrant que les liens entre les deux pays restent intacts malgré les tensions persistantes.

"C'est une preuve solide que nous devons travailler ensemble pour trouver des solutions, dans un esprit de compréhension, car il est dans notre intérêt de vivre en harmonie plutôt que dans le conflit", a-t-il déclaré.

Le Burundi a fermé ses frontières terrestres pour des raisons de sécurité. Même si le trafic aérien entre les deux pays a repris depuis, les échanges et la circulation des personnes restent fortement perturbés.

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