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Illustration - La Russie s’alarme de la guerre des drones et de la présence présumée de mercenaires étrangers

Sécurité - 4 juillet 2026

La Russie s’alarme de la guerre des drones et de la présence présumée de mercenaires étrangers

Par Jean-Marc Okito2 min de lecture

New York, le 4 juillet 2026 - La Russie a exprimé son inquiétude face à la nature changeante du conflit dans l'est de la République démocratique du Congo, en particulier l'utilisation croissante de drones armés et les informations faisant état de combattants étrangers qui seraient impliqués dans des entraînements et des opérations de drones.

S'exprimant lors d'un briefing du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la situation sécuritaire dans l'est de la RDC, la représentante de la Russie auprès de l'ONU, Anna Evstigneeva, a averti que la transformation des tactiques militaires augmentait les risques pour les civils, les travailleurs humanitaires et le personnel international opérant dans les zones de conflit.

Selon le diplomate russe, l'utilisation généralisée de drones de combat a considérablement modifié la dynamique du conflit, les attaques menaçant de plus en plus les populations civiles et les opérations humanitaires.

Evstigneeva a spécifiquement évoqué une frappe de drone à Goma le 11 mars qui a entraîné la mort d'un membre du personnel de l'UNICEF. Elle a également fait part de ses inquiétudes concernant les informations selon lesquelles des mercenaires étrangers ayant une expérience du champ de bataille en provenance d'Ukraine auraient été recrutés comme instructeurs et opérateurs de drones dans le conflit à l'est de la RDC.

Au-delà de la guerre des drones, la Russie a également souligné la menace posée par les Forces démocratiques alliées (ADF), décrivant ce groupe armé comme un problème de sécurité majeur en raison de ses liens présumés avec des réseaux extrémistes internationaux.

Moscou a appelé à une coopération régionale et internationale plus forte pour faire face à la menace posée par les ADF, soulignant la nécessité d'une action coordonnée impliquant les pays de la région des Grands Lacs et les partenaires internationaux.

La position russe intervient alors que l’insécurité continue de sévir dans l’est de la RDC malgré les initiatives diplomatiques en cours, notamment l’accord de Washington et le processus de paix de Doha. Les tensions entre Kinshasa et Kigali restent irrésolues, les deux parties ayant des interprétations différentes des engagements pris dans le cadre des cadres de paix.

Les négociations entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha ont également eu du mal à réaliser des progrès significatifs, des désaccords persistant sur des questions politiques et sécuritaires clés. Les efforts diplomatiques récents n’ont pas réussi à produire les avancées escomptées, tandis que des crises internationales plus larges ont encore ralenti les efforts de médiation.

Alors que les combats se poursuivent, les acteurs régionaux et internationaux multiplient les appels à toutes les parties pour qu'elles respectent les engagements de paix. Cependant, le fossé entre les accords diplomatiques et les développements sur le terrain reste un obstacle majeur à la résolution durable du conflit dans l’est de la RDC.

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