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Illustration - Les attaques des RSF au Nord Darfour provoquent la mort de civils et un nouvel exode de réfugiés

Sécurité - 5 juillet 2026

Les attaques des RSF au Nord Darfour provoquent la mort de civils et un nouvel exode de réfugiés

Par Amina Kabasele2 min de lecture

TINE, le 5 juillet 2026 - De nouvelles attaques menées par les Forces de soutien rapide (RSF) contre des villages proches de Tine dans le Nord Darfour ont tué des civils, blessé des dizaines de personnes et contraint des milliers d'habitants à fuir vers le Tchad voisin, selon des témoignages locaux.

Les attaques ont visé six villages le long de la route entre la localité d'Ambara et Tine, à la suite des récentes avancées sur le champ de bataille de la Force conjointe, une alliance de mouvements armés combattant aux côtés de l'armée soudanaise. La coalition avait récemment pris le contrôle de plusieurs zones stratégiques du Nord et de l'Ouest du Darfour après des affrontements avec les forces des RSF.

Les survivants ont déclaré qu'une importante force des RSF avait lancé des attaques contre les villages, provoquant des destructions généralisées, notamment l'incendie de maisons et de marchés, la destruction des sources d'eau et le pillage du bétail. Les pénuries de nourriture et d’eau potable qui en ont résulté ont poussé de nombreuses familles à quitter leurs communautés et à traverser la frontière à pied vers le Tchad.

Les villages touchés comprennent Qarboura, Oruwa, Um Marahik, Kourbia, Abu Leiha et Ana Baji, des zones en grande partie habitées par la communauté Zaghawa.

Les habitants ont signalé d'importantes pertes civiles, même si le nombre exact reste incertain. Les attaques ont intensifié les craintes de nouveaux déplacements dans une région déjà fortement touchée par des années de conflit et de crises humanitaires.

Les dernières violences font suite à une série d'attaques précédentes dans certaines parties du Nord Darfour, où des villages ont été détruits et des communautés déplacées sur fond d'accusations de ciblage ethnique et de représailles liées aux alliances locales dans le conflit plus large.

RSF a déjà accusé les habitants de ces zones de soutenir la Force conjointe, tandis que les organisations humanitaires ont mis en garde à plusieurs reprises contre l'impact de la poursuite des combats sur les civils du Darfour.

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