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Illustration - Le président Kagame fait une déclaration forte sur Goma au milieu des tensions régionales croissantes

Politique - 20 novembre 2025

Le président Kagame fait une déclaration forte sur Goma au milieu des tensions régionales croissantes

Par Amina Kabasele2 min de lecture

Kigali, le 27 novembre 2025 - Le président rwandais Paul Kagame a fait des remarques percutantes depuis la capitale, Kigali, concernant la ville de Goma dans le Nord-Kivu, à l'est de la République démocratique du Congo (RDC), dans une déclaration qui a suscité des tensions et provoqué de fortes réactions à Kinshasa.

"Si j'étais en charge de Goma et que vous veniez me dire que vous vouliez prendre le contrôle, je vous dirais : pas de problème. Mais Goma est entre mes mains. Je ne vous la remettrai pas tant que vous ne me montrerez pas comment vous comptez résoudre mes problèmes," a déclaré Kagame. Il a également souligné : "Je ne peux pas demander à quiconque de me rendre un service pour garantir la sécurité du Rwanda ou que mes droits soient respectés... Si vous ne me donnez pas mes droits, alors nous nous battrons, c'est clair."

Ces déclarations, à la fois provocatrices et stratégiques, interviennent au milieu de la résurgence des affrontements dans l'est de la RDC entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles du M23, que Kinshasa accuse de bénéficier du soutien de Kigali - une accusation que le gouvernement rwandais dément. En évoquant une forme de "tutelle" sur Goma, une ville frontalière et un important pôle économique, Kagame semble lier la stabilité de l'est de la RDC directement aux préoccupations de sécurité nationale du Rwanda.

Les remarques ont déclenché de vives critiques en RDC, où les responsables et les citoyens les considèrent comme une atteinte à la souveraineté nationale. De nombreuses questions se posent sur ce que Kagame entendait par les "droits" du Rwanda à Goma et dans la région environnante. Les critiques soutiennent qu'en vertu du droit international, aucun pays n'a de revendication sur le territoire, les ressources ou la souveraineté d'un autre État, et que les préoccupations en matière de sécurité ne devraient jamais justifier des menaces ou l'imposition de la force armée sur une nation voisine.

La référence de Kagame aux "droits" implique-t-elle une revendication sur les ressources minérales congolaises ?

Signe-t-elle une approbation ou une protection des groupes armés opérant dans l'est de la RDC sous le couvert de la sécurité ?

Pourrait-elle suggérer un effort pour redessiner les frontières ou influencer l'avenir politique de millions de Congolais ?

Kinshasa a réitéré que la RDC ne doit rien au Rwanda - ni terre, ni ressources, ni souveraineté - et que le peuple congolais conserve son droit à la paix, à l'intégrité territoriale et à la dignité nationale. Les observateurs notent que, tandis que la diplomatie régionale cherche à désamorcer les tensions, des déclarations comme celles de Kagame risquent de raviver les tensions entre les deux nations, déjà éprouvées par des décennies de conflits transfrontaliers, d'accusations mutuelles et d'allégations d'ingérence.

Alors que la situation évolue, la communauté internationale continue d'appeler au calme et au dialogue, soulignant que la souveraineté et la sécurité doivent être respectées pour une paix durable dans la région des Grands Lacs.

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