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Justice - 26 août 2026

Les détenus de Port Soudan suspendent leur grève de la faim après l'engagement des tribunaux à agir

Par Amina Kabasele2 min de lecture

Port Soudan, le 26 août 2026 - Quatre-vingt-trois prisonniers à Port Soudan ont suspendu une grève de la faim après que les autorités judiciaires ont accepté d'accélérer les procédures légales, mettant en évidence la pression continue sur le système judiciaire soudanais pendant la guerre.

Les détenus ont commencé la grève le 25 août pour protester contre une détention prolongée sans procès. Des juges seniors d'appel et le procureur général de l'État de la Mer Rouge ont visité la prison pour examiner leurs griefs.

Les autorités ont convenu d'affecter trois juges à partir de dimanche pour traiter les affaires, tandis que les procureurs se sont engagés à transférer 18 dossiers d'enquête complétés au tribunal parmi 66 affaires en attente. La suspension est conditionnelle et la grève pourrait reprendre si les mesures promises ne sont pas mises en œuvre.

L'Observatoire Al-Jazirah des droits de l'homme a déposé des plaintes urgentes auprès des organismes des Nations Unies, citant la détérioration des conditions et la négligence médicale. Yasir Arman, président du Courant Démocratique Révolutionnaire du SPLM-N, a appelé à la libération des prisonniers ou à un procès rapide, affirmant que beaucoup étaient détenus pour des charges de sécurité de l'État liées à leur opposition à la guerre ou à des liens présumés avec les Forces de Soutien Rapide sans avoir été présentés devant un juge.

L'affaire est politiquement significative car elle combine des poursuites sécuritaires en temps de guerre, des préoccupations concernant le due-process et un examen international, tous affectant la crédibilité institutionnelle du Soudan et les perspectives de gouvernance post-guerre.

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