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Illustration - Des maisons de policiers incendiées par des jeunes en colère à Ango

Politique - 11 janvier 2026

Des maisons de policiers incendiées par des jeunes en colère à Ango

Par Sarah Ndaya3 min de lecture

Kinshasa, le 11 janvier 2026 - Ango, province du Bas-Uele, le 3 janvier 2026 - Les tensions ont escaladé dans le territoire d'Ango, province du Bas-Uele, après l'enterrement de deux victimes de la violence policière, entraînant des actes de représailles de la part de jeunes en colère qui ont mis le feu à des dizaines de maisons appartenant à des policiers.

Selon les autorités locales, 38 maisons appartenant à des policiers ont été incendiées dans l'un des deux quartiers d'Ango, suite aux funérailles des victimes, qui ont été abattues par la police lors de la nuit du Nouvel An.

Après une réunion d'urgence convoquée le samedi 3 janvier 2026, le Administrateur Territorial adjoint, Alfred Kipa, a annoncé que des mesures avaient été prises pour prévenir une récurrence de cette violence.

Le calme serait revenu dans la région après les funérailles, que l'administrateur adjoint a décrites comme dignes. Il a également confirmé qu'une aide financière avait été fournie aux familles endeuillées, suite à son intervention auprès du gouverneur provincial.

Malgré cela, Alfred Kipa a fermement condamné la destruction causée par ce qu'il a décrit comme des jeunes au chômage, notant que presque toutes les habitations de policiers dans la zone touchée avaient été ciblées, y compris la résidence du chef de groupe.

"Cinq maisons ont été incendiées, y compris celle du leader, ainsi que d'autres appartenant à des policiers qui étaient absents," a-t-il déclaré. "Nous avons décidé de renforcer les patrouilles pour mettre fin à ces actes barbares perpétrés par une poignée de jeunes au chômage."

Privés de logement, les policiers touchés se sont réfugiés dans un bâtiment précédemment donné à l'administration territoriale par une ONG. Les autorités ont promis d'allouer des terrains pour leur permettre de reconstruire leurs maisons.

Les troubles font suite à la fusillade mortelle de deux civils par la police dans la soirée du 1er janvier, alors que les habitants célébraient le Nouvel An, un incident qui a profondément ébranlé la communauté locale.

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