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Illustration - Un commandant de police lynché par des jeunes en colère à Ilebo, province du Kasai

Politique - 11 janvier 2026

Un commandant de police lynché par des jeunes en colère à Ilebo, province du Kasai

Par Amina Kabasele3 min de lecture

Kinshasa, le 11 janvier 2026 - Un commandant de police a été brutalement tué par des jeunes en colère au camp de Lumbundi dans le territoire d'Ilebo, province du Kasai, le jeudi 1er janvier. La victime, le commandant Djuma du poste de police de Mapangu, aurait été battue à mort après avoir été accusée d'avoir agressé une femme en garde à vue, selon des sources locales.

Des témoins oculaires affirment que l'incident a commencé lorsqu'une femme a été arrêtée et prétendument agressée par le commandant Djuma. En réponse, un groupe de jeunes du camp de Lumbundi est intervenu, attaquant violemment le commandant.

Suite au lynchage, le poste de police de Mapangu, avec le soutien du poste de police de Masongo, s'est précipité sur les lieux pour enquêter et tenter de rétablir le calme. Cependant, les habitants du camp se sont enfuis dans la brousse environnante, craignant des représailles.

Les autorités ont confirmé que le corps du commandant Djuma a été enterré au centre de Mapangu. Un jeune homme impliqué dans l'attaque a déjà été arrêté par la police.

À la suite de cette tragédie, François Malepo, coordinateur de la Nouvelle Société Civile du territoire d'Ilebo, a appelé les autorités judiciaires à mener une enquête approfondie. Il a exhorté à ce que toutes les personnes responsables du meurtre soient arrêtées et poursuivies, soulignant la nécessité de rendre des comptes.

Malepo a également dénoncé des actes de pillage commis par certaines forces de sécurité lors de leur intervention au camp de Lumbundi, mettant en lumière des préoccupations concernant la conduite des forces de l'ordre dans la région.

Cet incident souligne les tensions croissantes et les défis auxquels sont confrontées les forces de l'ordre dans la province du Kasai, où les relations entre la communauté et la police restent fragiles et où les allégations d'abus peuvent rapidement dégénérer en confrontations mortelles.

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