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Illustration - Le Parlement appelle à agir face aux échecs de la surveillance coopérative

Économie - 19 avril 2026

Le Parlement appelle à agir face aux échecs de la surveillance coopérative

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

Rwanda, le 15 avril 2026 - La Chambre des députés du Rwanda a appelé le ministère du Commerce et de l'Industrie (MINICOM) à relever de toute urgence les défis persistants qui affectent les coopératives, en particulier les retards dans les inspections qui, selon les législateurs, nuisent à leurs performances et à leur durabilité.

La recommandation a été adoptée le 14 avril 2026, suite à la présentation d'un rapport de la commission parlementaire sur la gouvernance, l'égalité des genres et les questions connexes lors d'une séance plénière.

Présentant les conclusions, le président adjoint du comité, Nabahire Anastase, a reconnu que le Rwanda avait établi un cadre complet pour la gestion coopérative, comprenant une politique nationale, une législation pertinente et des institutions de contrôle. Il a toutefois noté que des lacunes importantes subsistent dans la mise en œuvre.

"Ces manquements ont entraîné de graves conséquences, notamment une mauvaise gestion, de faibles performances et des pertes financières affectant les membres des coopératives, comme le souligne le rapport 2024/2025 du Bureau du Médiateur", a-t-il déclaré.

Les données de l'Autorité rwandaise de régulation des coopératives (RCA) indiquent que sur environ 11 000 coopératives enregistrées, plus de 4 200 sont actuellement inactives.

Selon la commission, l'une des principales causes de ces défis est l'absence prolongée d'inspections régulières et de soutien consultatif. Les législateurs ont noté que certaines coopératives sont restées plus de 17 ans sans aucune inspection formelle.

En réponse, la Chambre des députés a chargé le MINICOM d'élaborer et de mettre en œuvre des mesures pour remédier à ces retards, améliorer les mécanismes de contrôle et renforcer le fonctionnement des coopératives.

Le ministère s'est vu accorder un délai de trois mois pour rendre compte des mesures prises pour résoudre le problème, dans le but de restaurer l'efficacité, la responsabilité et la confiance du public dans le secteur coopératif.

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