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Illustration - Plus de cinquante civils tués à Rutshuru et dans les villages environnants, janvier 2026 - OCHA

Sécurité - 23 février 2026

Plus de cinquante civils tués à Rutshuru et dans les villages environnants, janvier 2026 - OCHA

Par Sarah Ndaya3 min de lecture

Kinshasa, le 18 février 2026 - Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a rapporté que des affrontements armés dans les territoires de Masisi, Rutshuru et Walikale en janvier 2026 ont coûté la vie à près de 100 civils, fait de nombreux blessés et provoqué des déplacements de population à grande échelle. Les violences impliquaient les rebelles AFC/M23 et les milices Wazalendo alignées sur l'armée congolaise.

Entre le 12 et le 16 janvier, des combats ont ravagé plus d'une douzaine de villages des groupes Bukombo, Kihondo, Mutanda, Bambo et Tongo au sein de la chefferie de Bwito (territoire de Rutshuru), tuant environ 50 civils. Les populations déplacées ont fui vers Bukombo-centre, Ihula, Nyanzale, Kikuku-centre et Katsiru, tandis que d'autres ont cherché refuge à Mweso et Kitchanga (territoire de Masisi).

OCHA a également noté de nouveaux affrontements dans les villages de Nyamaboko 1 et 2 dans les zones de santé de Masisi et Katoyi, déplaçant davantage de civils. Une frappe aérienne de l'armée le 2 janvier à Masisi-Centre aurait tué 11 personnes, blessé une quarantaine d'autres et détruit le bureau d'une ONG internationale.

À Walikale, des frappes de drones entre le 19 et le 30 janvier ont ciblé les collines surplombant Kasopo, Buleusa (groupe Ikobo), Mpety, Mindjenje et Chanjikiro (groupe Kisimba), entraînant des déplacements massifs. Les habitants de Mpombi et d'Iteya ont été contraints de fuir le 21 janvier en raison de l'escalade des affrontements, tandis que l'accès aux soins de santé s'est détérioré, plusieurs établissements de santé ayant été pillés ou endommagés. L’hôpital général de référence de Pinga a signalé une grave pénurie de médicaments, d’équipements et de personnel médical.

S'ajoutant au bilan humanitaire, un glissement de terrain à Burutsi a tué au moins 30 personnes, enterré des maisons et coupé la route Kashebere Mungazi-Kibua, le seul lien avec le centre de Walikale.

Le rapport d’OCHA souligne l’insécurité persistante, les déplacements et la perturbation des services essentiels dans l’est de la RDC, soulignant le besoin urgent d’aide humanitaire et de protection des civils au Nord-Kivu.

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