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Illustration - Plus de 3 380 cas de violence basée sur le genre enregistrés en décembre

Sécurité - 24 janvier 2026

Plus de 3 380 cas de violence basée sur le genre enregistrés en décembre

Par Jean-Marc Okito3 min de lecture

Kinshasa, le 24 janvier 2026 - Nyiragongo, Goma et Karisimbi, Nord-Kivu, le 19 janvier 2026 - Rien qu'en décembre, plus de 3 380 cas de violence basée sur le genre ont été enregistrés dans les zones de santé de Nyiragongo, Goma et Karisimbi, aggravant la pénurie critique de kits de prophylaxie post-exposition (PEP).

Un rapport humanitaire sur le Nord-Kivu, en particulier dans le territoire de Nyiragongo et la ville de Goma, indique que la situation sécuritaire est restée généralement calme, malgré de brefs affrontements signalés entre le 9 et le 14 décembre dans les villages de Ngangi et Kiziba.

Le rapport souligne que les femmes et les filles restent particulièrement vulnérables à la violence sexuelle, notamment lorsqu'elles se rendent au parc national des Virunga pour collecter de la nourriture et du bois de chauffage.

En décembre, les partenaires humanitaires ont documenté plus de 3 380 cas de violence basée sur le genre, une situation aggravée par une pénurie critique de kits PEP, le principal manque de soins pour les survivants de violence sexuelle dans le Nord-Kivu.

Pour la période de décembre 2025 à février 2026, le besoin non satisfait s'élève à 20 484 kits. Bien que le soutien ait permis de réapprovisionner 23 des 34 zones de santé, 11 zones restent complètement dépourvues de kits.

Depuis le début de 2025, l'escalade du conflit et l'intensification des attaques par l'AFC/M23 soutenue par le Rwanda dans le Nord et le Sud-Kivu ont déplacé des centaines de milliers de personnes, aggravant une crise humanitaire déjà critique. La violence a fait des centaines de morts et des milliers de blessés, tandis que les routes bloquées et l'insécurité continuent de freiner l'accès humanitaire.

Malgré ces conditions, les acteurs humanitaires continuent de fournir des soins médicaux d'urgence, une assistance alimentaire et d'autres aides vitales, tout en négociant l'accès aux zones touchées. De nombreuses voix appellent désormais tous les acteurs à respecter leurs engagements et à prendre des mesures concrètes pour faire taire les armes et rétablir la paix après près de trois décennies de conflit.

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