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Politique - 2 mai 2026

L’opposition remet en question l’accord migratoire entre les États-Unis et la RDC et met

Par Amina Kabasele3 min de lectureEnglish

Kinshasa - 26 avril 2026

Le chef de l’opposition Delly Sessanga a vivement critiqué un accord entre les États-Unis et la République démocratique du Congo autorisant Kinshasa à accueillir des migrants expulsés du territoire américain, avertissant que cet accord risquait de transformer le pays en ce qu’il a décrit comme un « dépotoir » pour les politiques migratoires étrangères.

Ces remarques font suite à des informations faisant état d'un accord bilatéral en vertu duquel la RDC accueillerait temporairement les migrants expulsés des États-Unis, y compris les individus de pays tiers, avant leur retour dans leur pays d'origine.

Sessanga a accusé le gouvernement de porter atteinte à la souveraineté nationale et a remis en question la capacité du pays à gérer les individus considérés comme sensibles pour la sécurité par les autorités américaines.

Il a fait valoir que la RDC, déjà confrontée à de multiples défis en matière de sécurité intérieure, ne dispose pas des capacités institutionnelles et logistiques nécessaires pour suivre et gérer efficacement de tels cas. Il a cité les institutions de sécurité nationale, notamment les Forces armées de la République démocratique du Congo, la police et les services de renseignement, remettant en question leur volonté d'assumer des responsabilités de sécurité supplémentaires.

L’opposant a également critiqué le principe consistant à transférer des individus considérés comme des risques pour la sécurité par des agences américaines dotées de ressources importantes vers un pays aux capacités plus limitées.

Il a exhorté le gouvernement à reconsidérer ce qu'il a décrit comme une politique susceptible d'exposer le pays à une instabilité supplémentaire, affirmant que la solidarité ne devrait pas se faire au détriment de la souveraineté ou de la sécurité nationale.

La controverse fait suite à des informations selon lesquelles plus de 1 100 ressortissants afghans - anciennement affiliés aux forces américaines pendant la guerre en Afghanistan - auraient rejeté les propositions qui pourraient les voir réinstallés en RDC. Le groupe, actuellement dans des installations de transit au Qatar, a exprimé ses inquiétudes quant aux conditions de sécurité et au manque de liens avec le pays.

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